Auditionnée
par J.-P. Michel et P. Bloche, Caroline Fourest (co-présidente) et
Gil Boureboune (juriste) ont tout d'abord tenu a preciser que l'action d'infomation
de ProChoix, comme celle de l'Observatoire du PaCs, avait toujours eu pour
but d'améliorer une loi que nous considerons comme une grande reussite
politique.
Ils ont mis en avant quatre types de reglages à envisager : des reglages
dûs a la nature même du PaCs (issu d'un compromis politique
difficile), des problemes de forme, des reglages sur la façon d'organiser
son accompagnement (notamment en reflechissant à améliorer
la collaboration entre les parlementaires et les associations gays et lesbiennes)
et enfin les problemes d'ordre juridique.
Ainsi nous avons, dans un premier temps, exprimé notre regret que
le texte adopté recèle encore une inegalité symbolique
fondamentale, reléguant le couple homosexuel au rang d'une simple
relation contractuelle, et ne modifiant en rien l'état civil des
partenaires.
Ce qui a pour conséquences deux problemes de fond : la non reconnaissance
des couples bi-nationaux et des liens de filiation.
Loin de donner un cadre juridique à l'homoparentalité, le
PaCs a rendu l'adoption plus difficile encore, en ce qu'il permet d'identifier
comme tels les couples homosexuels candidats à l'adoption.
Nous avons egalement insisté sur le droit au sejour qui, on le sait,
a été fortement remis en cause, voire anéanti, par
la circulaire du ministère de l'Intérieur du 10 décembre
1999. J.-P. Michel, qui nous a dit avoir récemment auditionné
l'ARDHIS, nous a affirmé que sa premiere priorité était
de remédier aux "drames humains" qu'entraine la discrimination
actuelle à l'encontre des couples bi-nationaux. Nous nous en felicitons.
Nous avons également souligné le deficit de moyens qui a accompagné
l'entree en vigueur d'une loi aussi fondamentale, et reclamé des
campagnes mediatiques precises, des livrets complets (informant les usagers
sur leurs droits et dementant les fausses informations circulant parfois
sur le PaCS) et, bien sur, des moyens pour les associations qui font face
chaque jour a des demandes de futurs pacsés.
Sur la question, plus technique, des difficultés que pose le regime
de l'indivision, les deputés se sont dit prets a etudier une proposition
constructive qui leur serait faite, tout en laissant entendre qu'il serait
"difficile de tout revoir en meme temps".
En guise de conclusion, nous avons tenu a dresser un bilan du travail des
associations qui ont soutenu le projet de loi, en rappelant la démarche
de soutien critique de l'Observatoire du PaCS, pour insister sur l'importance
d'un travail collectif, prenant en compte les propositions des differentes
associations représentatives, dans le but d'améliorer le texte
en vigueur.
Rendez-vous a été pris avec l'Observatoire du PaCS, qui devrait
être auditionné en tant que tel d'ici le mois de mai.
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