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Depuis
1999, ProChoix-Fonds de lutte contre l'homophobie s'est beaucoup investi
dans l'animation d'un Interrassociatif de Lutte contre l'homophobie réunissant
à ce jour Act Up-Paris, AIDES et Sida Info Service. Ensemble, nous
avons notamment initié la rédaction de la proposition de
projet de loi contre l'incitation à la haine homophobe et fait
le tour de différents ministères pour les sensibiliser à
la lutte contre ce fléau.
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Rencontre
avec François Hollande
tract
de Prochoix de février 2000
Le
24 janvier dernier, le collectif dassociations proposant un projet
de loi contre lincitation à la haine homophobe (Act Up-Paris,
AIDES, Centre gai et lesbien de Paris, ProChoix-Fonds de lutte contre
lhomophobie, Sida Info service, SOS homophobie, rejoint par la Ligue
des droits de lhomme) a rencontré François Hollande,
rue de Solférino, pendant près dune heure. Il a notamment
été question du jugement négatif rendu dans le premier
procès contre Présent (preuve quil faut réformer
le code de procédure pénal) et de la nécessité
de permettre aux associations de se porter partie civile en cas de discrimination,
dinjure, ou de diffamation « en raison du sexe, de lorientation
sexuelle et de lidentité sexuelle, vrais ou supposés
». Faisant suite à une question du premier secrétaire
du PS pourquoi utiliser à la fois le terme d«
orientation sexuelle » et celui d « identité
sexuelle » ? le choix de chaque terme a été
expliqué. Le premier, « sexe » permet de lutter contre
le sexisme. Le second, « orientation sexuelle » , plus adéquat
que moeurs » est en outre celui retenu par la juridiction europénne
pour lhomosexualité. Enfin l « identité
sexuelle » permet de tenir comptes des discriminations pouvant toucher
les transsexuels , victimes non pas en raison de leur sexe ou de leur
orientation sexuelle mais bien de lappréhension que génère
chez certains le changement didentité sexuelle. Enfin, les
associations ont longuement insisté sur la nécessité
dune politique de prévention de lhomophobie : campagnes
de sensibilisations à travers les média (tant sur la lesbophobie
que la gaiphobie), formations des agents de lEtat (greffiers, policiers,
travailleurs sociaux...), interventions dans les lycées, enseignement
détudes gaies et lesbiennes (sur le modèle anglo-saxons),
création dune autorité de lutte contre les discriminations
dont lhomophobie... Il a enfin beaucoup été question
des homosexuels et transsexuels sans-papiers à qui la France refuse
daccorder le statut de réfugiés politiques
malgré les persécutions dont ils sont victimes dans
leurs pays dorigine.
News
du Fonds de lutte
*
Le 3 février, le Parti Communiste a annoncé sa volonté
de faire mettre à lordre du jour une proposition de loi contre
lhomophobie. Elle reprend les grande lignes de la proposition dévoilée
par les associations en novembre dernier au Centre gai et lesbien. Toutefois
le PC na pas souhaité utiliser sa niche parlementaire pour
mettre ce projet à lordre du jour. Il dit compter sur le
gouvernement pour le faire...
* Le 10 février, le député Jean-Pierre Michel
(qui avait déjà introduit en 1985 un amendement permettant
de porter plainte en cas de discriminations « en raison des murs
» a élargi cette disposition en faisant adopter un second
amendement permettant désormais aux associations de se porter partie
civile aux côtés dindividus victimes de « discrimination
en raison des murs ». Une amélioration bienvenue mais
qui ne change rien au fait que les associations ne peuvent toujours pas
être jugées recevables face aux délits dincitation
à la haine et en cas de diffamation homophobe.
* En février, le Parti socialiste a fait connaître
sa volonté de faire adopter une proposition de loi contre lhomophobie.
Les deux groupes, du Sénat et de lAssemblée nationale,
y travaillent.
* A paraître en avril, le très attendu Que sais-je ? de Daniel
Borrillo sur lhomophobie.
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Le
collectif contre lhomophobie reçu au ministère des
affaires sociales
Communiqué
de Prochoix du 23/06/00
Jeudi 22 juin, nous avons été reçus, ainsi que sept
autres associations, par Thierry Le Lay, conseiller de Martine Aubry chargé
de lintégration. Dans un projet de loi de modernisation
sociale qui sera présenté en janvier 2001, plusieurs
points, améliorant sensiblement le dispositif de lutte contre les
discriminations homophobes au travail nous ont été présentés.
Comme lont fait souvent remarquer les associations, il est très
difficile aujourdhui pour un salarié de porter plainte pour
discrimination "en raison de murs" (prévue par
la loi depuis 1985) et très peu de gens y ont recours. Dabord
parce que cest une discrimination qui ne se fait jamais de face,
ensuite parce quil est compliqué den apporter la preuve
(les seules personnes pouvant témoigner étant généralement
des salariés de lentreprise). Sous toutes réserves
dêtre effectif (le document écrit sur le projet de
modernisation sociale ne dit pas encore une ligne sur les
réformes que lon nous a annoncées à loral),
le texte prévoirait donc dintroduire la notion de discrimination
indirecte et aménagerait la charge de la preuve (pour faciliter
les démarches du plaignant). Comme le demandait le Traité
dAmsterdam, la France reconnaîtrait également enfin
la notion d'orientation sexuelle, plus actuelle et moins péjorative
que celle de "murs" utilisée jusquà
présent par nos textes de loi. Malheureusement, et comme la
fait remarquer la représentante de ProChoix-Fonds de lutte contre
lhomophobie, à cette réunion, si le ministère
songe à élargir la possibilité pour un individu de
porter plainte en "raison de lorientation sexuelle", il
a oublié doffrir cette même possibilité aux
associations (pourtant les seules à oser porter plainte dans ces
situations). Un amendement a bien été voté le 15
juin dernier par Jean-Pierre Michel pour permettre aux associations de
se porter partie civile mais "en raison des murs". Or,
à part les associations familiales, personne (et surtout pas les
associations homos) ne prévoit dans ses statuts de lutter contre
les discriminations en raison "des murs". Même si
elles changeaient aujourdhui leurs statuts pour adopter ce terme,
assez affreux, il leur faudrait attendre cinq ans à partir du changement
pour être recevables (comme le prévoit le Code de procédure
pénale). Autre oubli majeur : celui des discriminations touchant
les transsexuels, qui nentrent ni dans la catégorie du "sexe"
ni de "lorientation sexuelle" et sont pourtant directement
exposés au licenciement et aux persécutions sur leur lieu
de travail.
Enfin, rappelons-le, si elles venaient à être entreprises
ces mesures ne concerneraient que le droit du travail et du logement et
en aucun cas la pénalisation de lincitation à la haine
homophobe demandée depuis des mois par les associations.
Dernier point qui intéresse les partisans du droit de choisir que
nous sommes : nous avons été assez inquiets de découvrir,
à cette occasion, que les conseillers de Martine Aubry avaient
mis en place un numéro vert contre le racisme appelé : "SOS
discriminations RACIALES"
Et non : "SOS discriminations
RACISTES" ! Ce qui change tout. Inutile de vous dire que nous avons
transmis au ministère notre stupéfaction face à lutilisation
du terme de race, particulièrement dans un dispositif qui prétend
lutter contre le racisme.
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Le
collectif contre lhomophobie reçu au ministère délégué
à la famille et à lenfance
Communiqué
de Prochoix du 27/05/00
Vendredi
26/05/00, quatre membres du collectif contre lhomophobie*, dont
ProChoix-FLH, ont été reçu par madame Champrenault
du ministère délégué à la famille et
à lenfance de Ségolène Royal. Pendant une heure,
nous avons pu exposer à nos interlocuteurs les dégâts
que pouvait faire lhomophobie sur des adolescents gais ou lesbiens
en plein processus de construction identitaire. Linjure, la peur
du rejet et la dévalorisation de soi, autant de mécanisme
auto-destructeurs pouvant expliquer le taux élevé de suicides
chez les jeunes. Il a ensuite été question des projets de
prévention de lhomophobie envisagés par le collectif
: interventions dans les lycées, campagnes de sensibilisation,
financement des associations de lutte contre lhomophobie, mise en
place dun observatoire des discriminations homophobes
ProChoix, comme Sida info service, a notamment remis une demande de subvention
concernant une campagne daffichage sensibilisant les jeunes et leurs
parents au problème de lhomophobie.
* (AIDES, Act UP-Paris, Centre gai et lesbien de Paris, Ligue des droits
de lhomme, Prochoix-Paris (Fonds de lutte contre lhomophobie),
Sida info service, SOS homophobie)
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Le
collectif contre l'homophobie reçu au ministère de la justice
(11/05/00)
Le
11 mai, nous avons été reçus par deux conseillers
dElisabeth Guigou. Malgré une écoute franche et ouverte,
nous navons reçu aucune promesse ni aucun signe laissant
à penser quune loi contre lhomophobie fasse partie
des priorités du ministère de la justice.
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