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ILLICO (mars)
Mon maire en est-il ? Anti-PaCs : ProChoix fait campagne



"Votre maire a-t-il signé la pétition contre le PaCS ? C'est ce que vous propose de découvrir ProChoix pour tout savoir avant de voter. Explication avec Caroline Fourest, co-présidente....

Jean-Baptsite Coursaud

Le PARISIEN (26 février)
Le PaCS fait campagne



"A deux semaines du premier tour des municipales, le pacte civil de solidarité fait son retour. Et les candidats qui ont signé la pétition anti-PaCS (lancée en avril 1998 par l'UDf Michel Pinton) sont sur la scellette...

Philippe Baverel


Le MONDE (6 février)
Votre maire a-t-il signé la pétition anti-pacs ? Réponse sur Internet



"Campagne contre les maires anti-PaCS" : c’est sous cet intitulé vengeur, et sur Internet, que l’association Prochoix propose, depuis le 5 février, un véritable vade-mecum du vote homosexuel aux élections municipales.

Sur son site consulté chaque jour par quelque trois mille personnes, l’association "antifasciste, pro-gay, pro-IVG", membre de l’Observatoire du pacs, a décidé de publier la liste intégrale des maires ayant signé la pétition anti-pacs lancée au printemps 1998 par Michel Pinton, le maire (UDF) de Felletin (Creuse).

Inspirée par l’Association pour la promotion de la famille, cette pétition "pour le mariage républicain" avait recueilli 18 845 signatures d’élus "soucieux de préserver la famille comme élément naturel et fondamental", qui déclaraient s’"opposer à la mise en place d’un contrat d’union pour les personnes du même sexe et à l’implication du maire en tant qu’officier d’état civil dans la célébration de contrats de ce genre". A l’époque, il était en effet question d’un contrat d’union sociale que les maires auraient été chargés de valider.

Après trois mois de travail, Caroline Fourest et Fiammetta Venner, les deux présidentes de Prochoix, ont isolé les 15 032 signataires effectivement maires – et non conseillers municipaux ou députés. Et étudié leur profil : pour les deux tiers, ces maires sont à la tête de villes de moins de 1 000 habitants.

Au total, ils représentent 18 % de la population française. Seuls 3 339 maires détiennent une étiquette –dont 657 PS et apparentés, et 62 PCF et apparentés.

A la rubrique "Votre maire a-t-il signé ?", l’internaute peut, en remplissant la case "nom de la commune" ou "nom du maire", savoir si l’élu de sa commune a approuvé cette pétition. "En menaçant de ne pas appliquer une loi de la République, les maires anti-CUS ont non seulement fait perdre la signature du PaCS en mairie, mais ils ont fait peser un sentiment d’insécurité à l’encontre de tous les citoyens visés par leur pétition", lit-on sur le site de Prochoix. "Aux prochaines municipales, un pourcentage non négligeable de citoyens pourrait avoir envie de restaurer l’harmonie sociale en présentant la facture à ceux qui ont pris la responsabilité d’une telle déclaration de guerre."

Dans ce guide du vote "homo" et "gay friendly" (sympathisants) sont fournis des conseils pour mener campagne contre les maires homophobes, et des lettres-types à adresser en mairie afin de rappeler au premier magistrat de la ville qu’il a soutenu la pétition contre le pacs, et de lui demander si son opinion a évolué depuis le vote de la loi, en octobre 1999. Publiées sur le site, les réponses sont classées en trois catégories : les maires qui nient avoir jamais signé la pétition, ceux qui regrettent et ceux qui persistent et signent. "Les maires ont peur de ce qu’ils considèrent comme le “lobby” homosexuel, et sont étonnés qu’ont leur demande des comptes deux ans après leur prise de position", note Caroline Fourest.

Les courriers qui leur sont adressés peuvent les faire réfléchir, espère-t-elle : "Ils ont signé la pétition en se disant que, les homos, on ne les trouve que dans les backrooms parisiennes et, d’un coup, ils se rendent compte qu’il y a aussi des homosexuels parmi leurs administrés. Peut-être est-ce que cela changera la représentation qu’ils se font de leur électorat." A Paris, Prochoix a d’ores et déjà prévu de mener campagne contre les maires anti-pacs en distribuant des tracts dans les marchés. En 1998, tous les maires d’arrondissement de droite avaient signé la pétition, à l’exception de Jean Tiberi.

Pascale Krémer



La Dépêche du Midi
84 maires ont voté la pétition


Jeudi 8 Février 2001
AVEYRON : Juste avant les élections municipales, une association diffuse sur l'internet la liste des maires, aveyronnais notamment, qui avaient voté la pétition anti-PACS en 1998

«J'ai signé ça, moi ? Voyez, je ne m'en souviens même plus. Si vous le dites, c'est certainement vrai. En fait, j'ai du parapher ce document, comme pour me débarrasser d'un prospectus... ». A Montclar, Roland Condomines est de ces maires, et ils sont nombreux, auxquels on pourrait donc faire signer à peu près n'importe quoi.

Comme 84 de ses collègues aveyronnais, il est répertorié sur le site de l'association « Prochoix » qui, depuis le 5 février dernier, mène campagne sur l'Internet « contre les maires anti-PACS ». Alors que se profilent les élections municipales, « Prochoix », organisation « antifasciste, pro-gay, pro-IVG » a donc pris l'initiative de publier un guide à l'usage des électeurs homosexuels, clairement encouragés à faire payer la facture aux candidats qui s'étaient prononcés contre le Pacte civil de solidarité.

Orchestrée par l'association pour la promotion de la famille, la pétition lancée au printemps 1998 par Michel Pinton, maire UDF de Felletin, dans la Creuse, avait recueilli quelque 18.845 signatures. L'association « Prochoix » a consacré trois mois de travail au dépouillement de cette liste pour en isoler les noms des 15.032 maires qui ont paraphé le document. Sur les 304 élus locaux aveyronnais, 84 ont soutenu la procédure anti-PACS, soit plus de 27 % des maires rouergats.

« Réflexion faite, poursuit Roland Condomines, je me souviens avoir reçu de très nombreux coups de téléphone des organisateurs de la pétition. Devant tant d'insistance, j'ai finalement cédé, davantage par lassitude que par opinion. Et puis, il faut bien reconnaître que le PACS avait été habilement résumé à une mesure en faveur des homosexuels... ».

« ON A ETE MANIPULES »

On comprend, du coup, que la pétition ait fait le plein de signatures exclusivement en milieu rural, plus conservateur que les zones urbaines aveyronnaises où le texte n'a recueilli aucun écho. « Si j'étais consulté aujourd'hui, je ne voterais pas », remarque cependant Claude Cayla, maire de Belcastel. « Franchement, je regrette de m'être associé à ce mouvement, alors que je ne connaissais pas vraiment le texte de loi. J'ai le sentiment d'avoir été manipulé », soupire l'élu, en reconnaissant aujourd'hui que « le PACS est une bonne mesure ».

Moins versatile, Lucien Flottes, à Bournazel, s'adosse toujours à ce qui constitue, à ses yeux, le ciment de la société, à savoir, la famille, « formée par deux personnes de sexe différent. Globalement, le PACS ne me choque pas, ni même les couples homosexuels d'ailleurs. En revanche, je suis hostile, par exemple, à l'idée d'autoriser l'adoption à deux hommes ou deux femmes vivant ensemble. Si je devais me prononcer à nouveau, je préciserais mes positions », devait conclure Lucien Flottes qui s'estime, par ailleurs, « respectueux des libertés de chacun ».

Lionel LAPARADE.
 


Citegay.com
Municipales : le CGL et ProChoix déclarent la guerre aux élus réactionnaires


Le Centre Gai et Lesbien et ProChoix s'en prennent aux maires qui refusent encore les certificats de concubinage ou pire d'appliquer le Pacs.

Depuis 1997, ProChoix milite contre les anti-IVG, les anti-Pacs et autres "anti-choix". Fondé par deux journalistes (Fiammetta Venner et Caroline Fourest), ce réseau de réflexion publie sur son site , la liste des 15.032 maires qui ont signé un texte contre la signature du Pacs en mairie. A l'occasion des Municipales, ProChoix lance un appel aux citoyens pour sanctionner ces élus qui soutiennent un texte délibérément homophobe.
De son côté, Michel Bujardet, le président du CGL suggère les mêmes sanctions contre les élus qui refusent de délivrer des certificats de concubinage aux gays. Encore faut-il agir... Michel Bujardet évoque très justement une certaine attitude "qui conduit un trop grand nombre d'entre nous à accepter des situations intolérables, ou des attitudes inadmissibles, simplement parce que c'est l'habitude".
Le président du CGL stigmatise les "élus extrémistes qui refusent d'appliquer des mesures législatives telles que le Pacs destinées pourtant à favoriser l'égalité promise par la République à chacun de ses enfants".
"Ces maires se rendent coupables de mesures ségrégatives qui rappellent les plus sinistres moments de notre histoire. Un maire n'est pas élu par et pour un parti, mais par et pour toute la population".
Aux urnes, citoyens !
08/02/2001 F.H.



La Dépêche du Midi
207 maires anti- PaCS sur le Net


Jeudi 8 Février 2001
HAUTES-PYRENEES : L'association Prochoix révèle la liste des pétitionnaires de 1998

Dans le cadre d'une « Campagne contre les maires anti-PaCS », l'association Prochoix, membre de l'Observatoire du PaCS, vient de décider de publier sur son site Internet (1), au terme d'une enquête de trois mois, la liste intégrale des 15.032 maires ayant signé une pétition anti-PaCS très controversée au printemps 1998. Dans les Hautes-Pyrénées, ils sont 207 à se retrouver cités par l'association, presque trois ans après les faits.

Tout a commencé en avril 1998. Quelques jours avant que le Contrat d'union sociale (CUS, futur PaCS) ne soit examiné devant l'Assemblée nationale, Michel Pinton, maire UDF de Felletin (Creuse), annonce qu'une pétition vient d'être signée par 18.845 élus, réunis au sein d'un Collectif des maires de France pour le mariage républicain (CMFMR). A partir d'une opération de mailing, les maires de chaque commune française avaient, en effet, reçu le 2 mars un courrier comprenant une lettre-type à signer et à renvoyer. Sur celle-ci figurait un texte au ton alarmiste et homophobe dénonçant le CUS, qualifié de « véritable mariage homosexuel ».

Les signataires, « soucieux de préserver la famille comme élément naturel et fondamental », déclaraient vouloir s' « opposer à la mise en place d'un contrat d'union pour les personnes du même sexe et à l'implication du maire en tant qu'officier d'état civil dans les célébrations d'un contrat de ce genre. »

Par la suite, il a été révélé que cette pétition spontanée était, en fait, orchestrée de longue date par des réseaux catholiques « pro-vie » (anti-avortement et homophobes) et notamment par l'Association pour la promotion de la famille (APPF) dont la vice- présidente était également secrétaire générale du CMFMR.

Au final, cet épisode a conduit à ce que les personnes contractant un PaCS ne le signent pas en mairie, ce que dénonce Prochoix, qui a donc décidé de révéler les noms des maires signataires.

« JE NE ME RAPPELLE PLUS »

Agrémenté d'un dossier très complet sur le sujet, le site Internet de Prochoix permet d'effectuer des recherches par noms, communes et départements. L'association, coprésidée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner, a également étudié le profil des maires signataires. Pour les deux tiers, ces derniers sont à la tête de villes de moins de 1.000 habitants.

Un constat identique se fait en Hautes- Pyrénées. Aucun des 207 signataires bigourdans n'est maire d'une grande ville. Parmi les pétitionnaires figurent quelques personnalités au premier rang desquelles Jean-Louis Cazaubon, maire de Poueyferré. Contacté, hier, par téléphone, le président de la chambre d'agriculture « ne se rappelle plus » du texte qu'il a signé. « Je n'en ai aucun souvenir », explique-t-il, quelque peu mal à l'aise et surpris que l' « on ça deux ans après ». « Le texte ne m'a pas marqué outre mesure. Si vous me dites que je l'ai signé... », explique-t-il.

En revanche, Pierre Bleuler, maire de Lannemezan, se rappelle parfaitement du courrier du collectif. « Les maires sont souvent sollicités pour signer des pétitions mais celle-là je ne l'ai pas signée. J'étais contre ce texte excessif, virulent et outrancier », indique l'élu.

Dans le cadre de sa « campagne contre les maires anti-PaCS », Prochoix propose d'envoyer un courrier aux édiles pétitionnaires pour leur rappeler leur soutien à la pétition et leur demander si leur opinion a évolué depuis le vote de la loi, en octobre 1999. Les réponses seront publiées sur Internet en trois catégories: ceux qui nient avoir signé, ceux qui regrettent et ceux qui persistent et signent.

Philippe RIOUX. 


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