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Les maires que l'on attendait On ne trouvera pas Christine Boutin dans cette liste. Grâce au Ciel, madame nest pas maire. En revanche on peut trouver des mairies qui ont de tous temps soutenu des idées franchement à droite et dont les habitants doivent bien deviner la teneur des positions de leurs maires. Sans surprise, lensemble des maires FN ont signé (Jacques Bompard, Jean-Marie Le Chevallier, Catherine Mégret et Daniel Simonpieri). Guère loin, le sénateur Jacques Peyrat. Cet ancien membre du FN a rejoint le RPR pour pouvoir être élu à la mairie de Nice sans pour autant changer dopinion. Sans parler de Charles Millon, maire de Belley, et qui montre une fois de plus que son attachement profond aux valeurs anti-choix ne lui est pas tombé dessus un soir de régionales. Sans oublier Benoîte Taffin, maire du 2ème arrondissement de Paris, habituée des alliances locales avec des membres du FN et dont lassociation, les Contribuables associés, est prolixe en courriers contre les subventions attribuées aux associations homosexuelles et de gauche. Egalement connu pour ses positions extrêmes, Gilbert Meyer, maire de Colmar, fait aussi partie des signataires. Il avait déjà signé la proposition de loi pour le rétablissement de la peine de mort pour les terroristes ainsi que celle pour réduire le droit de grève dans le service public. Parmi ses idées brillantes il faut noter quil a décidé de délocaliser le collège Berlioz du centre-ville à la zone industrielle partielement désaffetée. Il rechigne à prêter ou à louer les salles municipales à toute initiative de gauche comme inviter Philippe Val le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, ou faire une expo sur le Front populaire Au conseil municipal doctobre 1996, il déclarait Cest quand même Franco qui a installé après coup, la démocratie en Espagne. Pas étonnant, dans ce contexte, que René Becker, conseiller FN considére le député-maire comme rejoignant ses préoccupations au sujet du service national. Autre exemple : Etienne Pinte, maire de Versailles. Il fait partie des rares maires de grandes villes à avoir pris le risque de signer, bien que le terme de risque soit quelque peu exagéré au vu de la population indigéne. Incontournable de ce type de pétitions, Pierre Bernard, maire de Montfermeil, a longtemps été lassistant dEric Raoult (au signataire) avant de le remplacer lorsque celui-ci est devenu ministre. Lhomme, peu amène, se répend en signes de tendresse et daffection pour lextrême droite la plus traditionnelle. Il est membre du Sicler, Secrétariat dinformation des collectivités locales et régionales, un organisme proche de la Cité catholique qui entend réhabiliter les communes rurales et intégrer les maghrébins en les incitant à se convertir au catholicisme. Pierre Bernard a aussi fondé France Debout, un mouvement longtemps domicilié à lHôtel de Ville. Connu pour flirter avec la xénophobie. Exemple dun débat organisé par lassociation en 1991 au cours duquel de francs réactionnaires comme Michel Poniatowski (également signataire de la pétition) étaient invités à sexprimer sur limmigration révélateur de nos carences. Pierre Bernard aime aussi à sexprimer dans Tribune nationaliste, lorgane du Parti nationaliste français et européen (PNFE), un groupement national-radical pro-hitlérien. Jean-Marie André, maire de Beaucaire (Gard), est lui aussi engagé dans lassociation France Debout. Il accepte des interviews dans Citadelle, le journal du Mouvement Travail Patrie qui regroupe danciens partisans de lAlgérie Française (lun de ses membres, Alain de la Tocnaye, a même participé à lattentat du petit Clamart contre le général de Gaulle). Plus folkloriques, certaines communes vivant grâce à la sacralisation de la différence des sexes font partie de laventure anti-PaCS. Cest le cas de Chémeré-le-roi, un village de 383 habitants qui abrite le Prieuré St Thomas dAquin dobédience traditionaliste et qui imprime une revue, Sedes Sapientae, où interviennent des journalistes de Présent et des militants frontistes comme les Blignières. |
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Les maires que l'on attendait pas Tout d'abord les maires de gauche et ceux dit "républicains". 719 maires divers gauche. Parmi les plus connus, notons Albert Calloni, maire radical de Bastia. Michel Coulon, ce maire PS de La Fay qui a déclaré quil préferait se faire porter malade plutôt que de signer une telle union contre nature. Bernard Boudin, maire divers gauche de Ners et qui expliqué à propos du PaCS : Cest la porte ouverte à tout. Il ny a pas de raison que ces gens aient des avantages. Jean-Louis Pelliquier, maire divers gauche de Saint Chaptes qui sest publiquement interrogé sur ce ton : Pourquoi accorder une légalité à une déviation de lespèce ?. Mais aussi André Gautier (maire divers gauche de Vilie-Morgon), Robert Bon (maire PS de Pibrac), Leon Fladin, Emile Cocula, Claude Dorignac, Eliane Faissat, Robert Cordier, Georges Rieux... A noter que pour linstant, ni le Parti socialiste, ni le MRG, ni le Parti communiste nont pris la décision dexclure les maires en question. Il nen a pas fallu autant pour que lUDF démissionne ses candidats acquis aux compromissions frontistes lors des régionales 1998. |
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Les maires totalement inconscients Maires d'une ville à renommée, certains n'ont pas hésité à risquer une partie de leur réputation pour signer un texte dont le contenu entachera à jamais leur image de marque. Etonnant quand on imagine les retombées politiques et commerciales que peuvent avoir de telles prises de positions. Surtout que lEurope risque d'apprendre à ces petits commis de l'Etat et à leur population, la culture du boycott. Sans même parler des arrondissements de Paris, bon nombre dendroits de villégiature gay friendly, où les drapeaux multicolores flottent aux pavillons de quelques bars et restaurants, se retrouvent sur la liste noire. Cest le cas du village du Castellet ou des Baux de Provence dont les maires ne semblent pas avoir réalisé limportance du tourisme gay et lesbien estival. Autre exemple, les villes dont le renom n'a existé que parce qu'une lesbienne ou un homo y a simplement songé. Guermantes par exemple. En 1909, le jeune Marcel Proust s'enquiert auprès d'un ami et lui demande si le nom de Guermantes est entièrement éteint et à prendre pour un littérateur (16). L'écrivain en fera le nom d'une des saga familiale les plus célèbres du siècle dans une oeuvre de renom. Plus étonnant encore, les maires dont le nom de la ville évoque un produit de grande consommation à la portée du moindre sentiment de rejet. Un fromage ou un vin par exemple. Ainsi, peut-on trouver les noms dEpoisses, Camembert ou Pont lEvêque parmi les mairies signataires. Plusieurs AOC ont pris le risque dassocier la pétition à leur image, Montbazillac, Bouzac, Barsac (AOC Sauternes et Barsac). Plusieurs villes du Gers productrices dArmagnac sont dans la liste : Mauleon dArmagnac, St Julien dAim. Sans parler de Vergt qui produit les fameuses fraises du Périgord. Toutes ces communes ont fait courir à leur tissu entrepreneurial un risque commercial conséquent. D'autant que les producteurs de fromages et de vins ne sont absolument pas responsables de la mauvaise publicité donnée à leur produit par la mairie avoisinante. Imaginez qu'un acheteur américain cherche à se procurer un bon cru en tapant le nom de son vin français préféré sur internet et quil tombe sur une pétition homophobe ! Prendra t-il le risque de troquer du fiel à l'ambroisie promise. |
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