Janvier 2002

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• Les NEWS 2002 ; 2001 ; 2000

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PROCHOIX news du 9/01/02
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- Bonne année à tous
- la réforme de l'IVG n'existe toujours pas !
- Commando anti-IVG la semaine dernière à Toulouse
- 3 homos décapités en Arabie Saoudite
- Safiya Tungar-Tudu violée et... condamnée a la peine de mort par
lapidation


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BONNE ANNEE... ou presque
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Que dire si ce n'est souhaiter que l'année 2002 soit meilleure que 2001 !
Après des mois de militantisme gonflés d'espoir pour la France, l'année 2001 aura en effet été celle du retour à la réalité mondiale. Aveuglés par les avancées juridiques notables que nous avons tous et toutes
accompagnées en France, nous avons soudain réouvert les yeux sur le reste d'un monde qui n'a rien perdu de son goût pour la haine : déferlement antisémite à la conférence mondiale contre les discriminations de Durban, arrestation et tortures de 52 homos égyptiens, poussée de violence anti-Arabes aux USA après le 11 septembre, condamnations pour pratique de l'avortement de militantes féministes au Portugal, condamnation au Nigeria, et enfin, décapitation de 3 homosexuels en Arabie Saoudite...
Comme si, dans les pays arabes menacés d'être renversés par les mouvements islamistes, l'alliance avec les USA devait se faire pardonner par un durcissement fanatique au niveau des moeurs. Auquel cas les homos et les femmes vont continuer à payer cher la contribution de certains pays arabe à "l'effort de guerre contre le terrorisme"... Sans illusion sur cette guerre que mènent les États-Unis au gré de ses intérêts pétroliers, l'année 2002 sera donc pour nous placée sous le signe de NOTRE guerre contre la haine sous toutes ses formes (antisémite, raciste, sexiste, homophobe...). Une haine que nous devons ne jamais oublier de traquer partout, sur tous les continents, dans toutes les langues, sous le joug de toutes les religions. Caroline Fourest


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LES DECRET DE LA LOI SUR l'IVG SE FONT ATTENDRE
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Alors que nous entamons l'an 2002 et que les prochaines élections législatives et présidentielles approchent, les décrets d'application de la loi réformant la contraception et l'IVG en France sont toujours aux abonnés absents. Autrement dit, le texte de loi, aussi bien ficelé qu'il soit, voté par l'Assemblée nationale en avril dernier n'a toujours aucune existence réelle et si les décrets se font attendre, la loi pourrait même se voir carrément passée aux oubliettes par la prochaine législature. Un risque que ne semble par prendre au sérieux le gouvernement actuel et qui pourtant existe. Au moment du PaCS, les associations avaient dû se montrer très vigilantes pour qu'on ne leur fasse pas le coup d'une loi symbolique.
Cette fois aussi, il faudrait être attentifs si l'on ne veut pas que cette belle loi ne reste lettre morte voire enterre toute possibilité de faire évoluer les lois sur l'IVg et la contraception avant de longues, très longues années.

- Si vous aussi, vous voulez écrire au gouvernement pour lui demander pourquoi ces décrets ne sont toujours pas paru, recopiez le message ci-dessous et envoyez-le à :
Elisabeth GUIGOU,
Ministre de l'Emploi et de la Solidarité
8 avenue de Segur 75007 Paris

"Madame Elisabeth GUIGOU
Ministre de l'Emploi et de la Solidarité ,
En tant que partisan/e du droit de choisir, je m'étonne de voir que votre gourvernement n'a toujours pas publié les décrets d'application de la loi relative à la contraception et à l'IVG (texte n° 655) au risque de mettre en péril l'existence d'une réforme attendue depuis si longtemps. Outre que ce retard complique chaque jour la tâche des acteurs chargés de l'appliquer et prive les femmes de ses dispositions, il porte à croire que le gouvernement ne souhaite pas mettre en oeuvre cette loi avant la prochaine législature, prenant le risque qu'un changement de majorité ne vienne y mettre un terme. Veuillez agréeer, madame, l'expression de mes sentiments distingués les plus déterminés à suivre avec attention l'entrée en application de cette loi."

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MANIF-COMMANDO ANTI-IVG A TOULOUSE
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Alors que le récent projet de loi sur l'IVG n'a toujours pas vu ses décrets publiés, et malgré le durcissement du délit d'entrave, les assauts de cliniques continuent. C’était le 28 décembre 2001. Xavier Dor avait décidé de réunir ses troupes pour célébrer la fête des Innocents, comprenez les "pauvres victimes de l’avortement". Rendez-vous était donc donné aux cathos intégristes de la région toulousaine, à la clinique Saint Jean du Languedoc, pour la super "prière-parade". Mais c’était sans compter sur la ténacité des militant-es prochoix de la ville, organisé-es en contre rassemblement, qui ont réservé à la vingtaine d’ami-es de SOS Tout Petit, un accueil plutôt culinaire : Œufs pourris et tomates mures ont rapidement décorés les affiches (et manteaux) des militants pro-vie. Ces derniers ont fini par se faire disperser manu-militari par les CRS, après l’arrestation de deux d’entre eux (dont Xavier Dor, selon les dires de la police).
Donc, bilan globalement positif, comme dirait l’autre : Les intégristes n’ont pas pu accéder à la clinique, et pour la énième fois, Xavier Dor a fait choux blanc à Toulouse. Nous nous permettrons tout de même de déplorer le fait que le contre-rassemblement a été organisé par un collectif unitaire très "politique" (MFPF 31, Motivé-e-s, Ral’front, FSU, LCR, LO, PC, PS…), mais qui semble avoir oublié les associations de terrain qui se battent toute l’année pour le respect et l’amélioration du droit à l’avortement, telles que ProChoix-Toulouse.
M.-L. G.

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3 HOMOS décapités en ARABIE SAOUDITE
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Trois Saoudiens reconnus coupables d'homosexualité — "sodomie, mariage entre eux et incitation à la pédophilie" — ont été décapités au sabre mardi 1er janvier. C'est ce que nous a appris la semaine dernière une dépêche AFP, commentée avec beaucoup d'émotion par un article du Monde dont voici un extrait :
"Le régime saoudien, l'un des principaux alliés de l'Amérique dans la région, est aussi fanatique que l'était celui du mollah Omar à Kaboul. Ce n'est pas un hasard si l'Arabie saoudite fut l'un des trois seuls pays à
reconnaître l'Afghanistan des talibans et à le soutenir activement jusqu'aux attentats du 11 septembre. Riyad y défendait sa version de l'islam. C'est, sous le clinquant de modernité procuré par la rente pétrolière, celle d'un fondamentalisme obscurantiste. Il est presque aussi rétrograde que son pendant taliban, et beaucoup plus intolérant que ce qui se pratique dans l'Iran des ayatollahs".

 

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Safiya Tungar-Tudu violée et... condamnée àla peine de mort par lapidation
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Safiya Tungar-Tudu, Nigériane de trente ans, a été condamnée, le 9 octobre, à la peine de mort par lapidation : enterrée jusqu'au cou, elle sera tuée à coups de pierres. Son crime : avoir eu des relations sexuelles avec un homme auquel elle n'était pas mariée. Circonstance aggravante : elle est divorcée et, à ce titre, elle a été jugée coupable d'adultère. Les relations pré-conjugales, elles, sont passibles d'une centaine de coups de fouet… La sentence a été rendue par une cour islamique de Sokoto, l'un des Etats du
Nigeria, pays à majorité musulmane, qui a adopté la charia depuis deux ans. Comme Safiya est tombée enceinte, la cour a décidé que l'exécution de la condamnation aurait lieu après la naissance et le sevrage de l'enfant. Le supposé géniteur, âgé d'une soixantaine d'années, a pour sa part été relaxé faute de preuves.
La jeune femme a déposé un recours. Des organisations internationales et nigérianes de défense des droits humains ont protesté. Le gouvernement central du pays a fait savoir qu'il était contre la peine de mort mais ne pouvait s'opposer à la décision du tribunal. Jeudi 22 novembre, Safiya a comparu devant la cour d'appel de Sokoto. Elle a déclaré avoir été victime d'un viol perpétré par l'homme présenté comme son amant par le tribunal de première instance. Son avocat a réclamé la levée de la condamnation. La partie adverse a rétorqué qu'il n'y avait aucune preuve. En attendant de se prononcer définitivement sur l'affaire, le président de la cour a ordonné la suspension de l'exécution.Une pétition circule actuelement, les signatures recueillies seront acheminées vers la présidence du Nigeria.
http://www.afrik.com/petition_main.php


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PROCHOIX news du 24/1/02
http://www.prochoix.org
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- Contre-rassemblement contre Christine Boutin à Paris
- Chevènement en famille
- Décès de la sénatrice Dinah Derycke
- Pétition contre le harcèlement sexuel dans l'enseignement supérieur

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CONTRE-RASSEMBLEMENT CONTRE CHRISTINE BOUTIN

Dimanche 27 Janvier 2001 à 14H00 est organisé au Zénith de Paris un contre- rassemblement contre le meeting de Christine Boutin.


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CHEVENEMENT EN FAMILLE

Jean-Pierre Chevènement, dans un meeting de campagne à Besançon (24/1/02) a plaidé pour que l'on "sorte du dogmatisme idéologique". Et pour ceux qui ont que JP-C a signé avec la droite anti-choix des pétitions réclamant une politique nataliste, voici ses dernières gammes.
- "L'Etat républicain a, en revanche, le devoir de préparer l'avenir de la Nation et de créer les meilleures conditions pour garantir le bien-être de tous les citoyens."
- "l'Etat doit mener une politique familiale volontariste et se préoccuper au plus haut point du renouvellement des générations". "Ces deux politiques doivent se compléter, non se superposer"
- "L'entrée massive des femmes dans le monde du travail est un phénomène positif et irréversible"
- Pour les femmes il est "nécessaire de proclamer un nouveau droit : le droit du temps, c'est à direle droit d'articuler leurs deux vies en une".
- "Il appartient aussi à l'Etat républicain de se poser la question vitale de la démographie". "C'est par les enfants qu'une société se transforme et progresse", "Il serait temps que la France le comprenne" et "cela passe par une autre politique économique suceptible de redonner l'espoir, sans lequel il n'y a ni vie, ni envie de donner la vie". "Nous devons faire en sorte que tout enfant désiré puisse naître."
la politique familiale fait partie des dix axes de la campagne électorale, de JP-C. Sans doute un compromis à son nouvel ami Michel Pinton, qui fut il n'y a pas si longtemps pantin de Boutin puisque c'était le porte-parole de la pétition des maires anti-CUS (PaCS)

 

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DéCèS DE LA SENATRICE DINAH DERYCKE

Présidente de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les femmes et les hommes, ancienne déléguée régionale aux droits des femmes, Dinah Derycke qui a milité inlassablement en faveur des droits des femmes et de l'égalité des sexes est morte samedi dernier.
Dès sa première rencontre avec Prochoix (à New-York pour Pekin + 5), elle a soutenu l'association et s'est abonnée au journal, tout en nous informant régulièrement des tractations aux Sénat.
Dinah Derycke a toujours (comme son homologue à l'assemblée Martine Lignieres-Cassou) pris en compte les propositions de Prochoix et les a intégré lors de ses travaux. C'est grace à elle que Prochoix a pu tenir son premier colloque au sénat sur l'IVG. Il y a quelques semaines, alors qu'elle était dans un état critique, elle a pris le temps d'envisager avec nous un second colloque.
Même si nous n'etions pas toujours d'accord avec elle, notamment sur la prostitution, ou nous avons critiqué son rapport, elle était toujours prete à écouter et a changer de point de vue quand nos arguments lui semblaient convaincants.
Au-delà du côté humain que seuls peuvent apprecier ses amis et ses collègues, elle était devenue par sa compétence une interlocutrice incontournable. Elle manquera cruellement au droit de choisir dans ce pays, elle manquera aussi beaucoup au Sénat qui perd de ce fait un/e des seul/es élu/es succeptibles de donner de cette institution une image efficace et constructive.

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PETITION CONTRE LE HARCELEMENT SEXUEL DANS L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

L'égalité des sexes gagne du terrain dans la société française et l'Enseignement supérieur joue un rôle positif dans cette évolution. Malgré des inégalités selon les filières et les niveaux, la parité numérique entre les sexes semble globalement acquise pour les étudiants, et les filles ont en moyenne, aujourd'hui, rattrapé le niveau de diplôme des garçons.
Cependant, la réelle dynamique d'égalisation qui traverse le système ne saurait masquer les obstacles et résistances qui perdurent, et démentent l'illusion d'une marche inéluctable vers l'égalité. En effet, une douloureuse réalité pèse sur les promesses égalitaires dans l'enseignement supérieur. Les nombreux faits de harcèlement sexuel qui existent au sein des institutions d'enseignement et de recherche, à l'instar des autres lieux de travail, restent aujourd'hui largement occultés et étouffés. Les victimes sont généralement isolées et démunies alors que les agresseurs restent impunis, protégés par leur statut et par la loi du silence. Cette situation aboutit à un véritable déni de justice des victimes et à un cautionnement tacite de ces pratiques par les institutions.
C'est pourquoi nous, doctorantes et doctorants, avons souhaité nous constituer en collectif pour dénoncer les pratiques de harcèlement sexuel au sein de l'Enseignement Supérieur et la recherche.
Il existe depuis 1992 une loi définissant les actes de harcèlement sexuel sur les lieux de travail comme passibles de sanctions pénales (art. 222-33 du Code Pénal). Ce recours judiciaire est indispensable mais il demeure, dans le cadre spécifique de l'Enseignement Supérieur, largement insuffisant. Un tabou pèse encore aujourd'hui sur les actes d'abus d'autorité en matière sexuelle dans l'Enseignement supérieur, comme le montre la méconnaissance de cette loi dans nos institutions ainsi que l'absence de recours disciplinaires pour les étudiant-e-s qui en sont victimes. Il est vrai que les relations entre étudiant-e-s et enseignant-e-s sont difficiles à penser en tant que relations de pouvoir, dès lors qu'elles sont aussi des relations intellectuelles.
Aussi, il semble plus qu'urgent aujourd'hui d'en finir avec les déclarations d'intentions : il est impératif d'aider et de soutenir publiquement les victimes de harcèlement sexuel. Pour que les voix qui s'élèvent ne restent pas sans portée, il faut également réfléchir ensemble et agir concrètement pour que les institutions de l'Enseignement supérieur se dotent de moyens de lutte contre le harcèlement sexuel.
Nous, doctorantes et doctorants, demandons à nos institutions :
1. D'une part, de clarifier et diffuser sans attendre les informations relatives au harcèlement sexuel, et notamment la loi qui le punit
2. D'autre part, de mettre en place des règlements et des commissions disciplinaires qualifiées incluant une représentation étudiante
L'Enseignement Supérieur doit agir au plus vite, faute de quoi il s'exonérerait de contribuer au progrès de la justice et de l'égalité en son sein.
Aujourd'hui, nous invitons les étudiant-e-s, les enseignant-e-s et chercheur-e-s de l'enseignement supérieur qui, comme nous, considèrent que le harcèlement sexuel constitue un grave problème, à signer ce texte dont nous prenons l'initiative.
Cette pétition sera remise au Ministère de l'Education, au Premier Ministre, au Service des droits des femmes et à la Cnesser.
CLASCHES
(Collectif de Lutte Anti-Sexiste Contre le Harcèlement dans l'Enseignement Supérieur) Contact : petition_clasches@yahoo.fr
Renvoyer à J. Labare, 29, rue du Fbg St Martin, 75010, Paris
POUR SIGNER LA PETITION:
http://clasches.multimania.com/sign.php