Fallait-il attendre l’assassinat de Chokri Belaïd pour imaginer qu’Ennahda, le parti au pouvoir en Tunisie, élu aux premières élections libres après la chute de Ben Ali, est un mouvement terroriste, et non pas l’équivalent musulman d’une démocratie chrétienne ? Au mois de mai dernier, on me disait là-bas qu’il a ses hommes de mains, arrivés parfois par bateau à La Goulette, qui ne parlent pas l’arabe tunisien : l’islam qu’ils imposent par la terreur n’est pas celui de l’histoire tunisienne. Les islamistes qui dénoncent l’ingérence de l’ancienne puissance coloniale sont aujourd’hui les nouveaux colonisateurs. Ennahda n’est pas, contrairement à son nom, la renaissance ou le risorgimento.

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