Comme chaque année, l’institut TNS Sofres vient de rendre public les résultats de son «baromètre d’image du Front national» (le Monde de mercredi). Et, comme chaque année, l’interprétation donnée dans les médias ne laisse pas de surprendre. La banalisation du FN aurait ainsi franchi un nouveau seuil, et cette banalisation serait le fruit de la stratégie de «dédiabolisation du Front national». Pourtant, il est possible de mettre en doute une telle évolution ainsi qu’une telle conclusion - a fortiori si l’on se base sur les résultats de ce baromètre. Il faut tout d’abord s’arrêter sur les artefacts méthodologiques de l’enquête. Elle s’ouvre sur une série de questions annoncées comme portant sur «certaines opinions concernant la société actuelle».

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