Révolte, indignation, colère, … les mots ne sont pas assez forts pour contenir la rage que Joumana Haddad essaie d’exprimer à travers son livre «J’ai tué Schéhérazade, confessions d’une femme arabe en colère ». Un coup de gueule contre les stéréotypes notamment occidentaux qui se complaisent à confiner la femme arabe dans un rôle d’éternelle soumise voilée et martyrisée. Est-ce vraiment une fatalité? Pour démontrer que c’est une vision tronquée, Joumana Haddad s’insurge. Ne plus être invisible, cloîtrée derrière des moucharabiehs ou sous le voile, Joumana l’affirme : «Oui, une autre femme arabe existe. Elle doit être remarquée. Elle mérite d’être reconnue et je suis là pour raconter son histoire. Parmi celles de beaucoup d’autres, la mienne».

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