Les activistes russes pour les droits des homosexuels changent de méthode. Afin de contourner l’interdiction systématique de manifester imposée par les autorités russes, et plus particulièrement le maire de Moscou - homophobe notoire qui a qualifié la dernière Gay Pride russe de « manifestation satanique » -, les militants optent désormais pour des rassemblements surprise de courte durée. Le 26 juin 2010, une trentaine de militants a envahi la cour du célèbre musée de l’Hermitage à Saint Petersburg. Ils s’étaient donné rendez-vous dans la file d’attente de la billetterie du musée, avant de passer à l’action, en scandant des slogans tels que « égalité sans compromis, l'homophobie est une maladie » ou « l'homophobie - la honte du pays ». Un rassemblement rapidement interrompu par les forces de l’ordre et qui s’est soldé par l’arrestation de cinq militants. Quelques minutes plus tard, averti du rassemblement, un groupe d’homophobes extrémistes équipés de matraques arrivent sur les lieux. Rapidement dispersés par la police, ils font également l’objet de plusieurs arrestations. Interrogé par l’AFP, le leader du mouvement pour les droits des homosexuels en Russie, Nikolai Alexeyev, explique avoir atteint son objectif : parvenir à manifester tout en évitant le déluge de violences habituelles promis aux militants des droits des homosexuels russes.


Ahmed Meguini
source © AFP| GayRussia.ru