Noa Raz une, une jeune Israélienne de 30 ans est violemment prise à parti le 11 mai dernier, par un inconnu à un arrêt de bus, parce que son bras porte l’empreinte du Tefillin. Le Tefillin est un large lacet de cuire, bracelet d’une boîte contenant les Commandements sacrés. Les hommes ultra-orthdoxes de confession juives sont appelés, quotidiennement, à les enrouler autour du bras et de la tête. C'est une Mitsva, un Commandement pour les hommes et, selon l’interprétation, uniquement pour les hommes selon les «ultras Â» et pour tous les juifs(ves) selon les libéraux.

C’est la première interprétation qui à valu à Noa de recevoir un coup de pied et de s’entendre qualifier « d’abomination Â» par un Haredim. Les Haredim, littéralement « craignant dieu Â» en hébreu sont ceux que l’on appelle les ultras-orthodoxes dont l’un des courant est le Hassidisme. Outre leur pratique integriste du judaïsme, les Haredim, n’hésitent pas à s’en prendre physiquement aux « pécheurs Â» et plus particulièrement aux « pécheresses Â». Une sorte de milice religieuse, gardienne des bonnes meurs et bien que n’ayant aucun pouvoir officiel, elle bénéficie néanmoins d’une certaine tolérance de la Justice Israélienne. Noa Raz a déposé une plainte auprès de la police qui dit avoir ouvert une enquête.

Mais l’épisode du 11 mai dernier n’est malheureusement pas un acte isolé. En 2003 c’est la police qui avait retenu Nofat Frankel, arrêtée devant le Mur à Jérusalem parce qu’elle portait « le Talit Â» un châle de prière, lui aussi, selon les « ultras Â», réservé aux hommes. La police c’était alors appuyée sur une décision de la Cour suprême d’Israël : celle-ci considère que ces blasphèmes qui déclenchent les foudres des Haredim, comme « une menace pour l’ordre publique Â». Nofat Frankel fait partie d’un groupe de femmes multiconfessionnel, qui se rendent tous les mois devant le Mur pour prier. Ce groupe fondé il y a 20 ans fait régulièrement, depuis sa création, l’objet d’agressions verbales et physiques.

Pour Noa, contactée par prochoix, pas question de se laisser intimider « Je pense que quelque chose doit être fait pour arrêter le harcèlement religieux en Israël. Il n'y a aucune raison pour que les pratiques religieuses soient dictées par les Ultra-orthodoxe. Je suis retourné prier devant le mur Dimanche dernier et je n’ai eu aucun problème mais j’aimerais beaucoup que l’homme qui m’agressé soit arrêté Â».



Ahmed Meguini



Source womensnews.org