Clotilde Reiss, une universitaire française de 24 ans, ainsi que deux employés des ambassades de France et de Grande-Bretagne à Téhéran et des dizaines d'autres prévenus, ont donc comparu devant un tribunal iranien pour "espionnage et complot". Une mise en scène qui intervient après l'exécution sommaire de dizaine d'opposants depuis l'élection truquée du président non élu Ahmadinejad.

Arrêtée le 1er juillet à l'aéroport de Téhéran, Clotilde Reiss a admis avoir rédigé un rapport d'une page sur la situation à Ispahan et l'avoir transmis à la section culturelle de l'ambassade de France. Ce qui relève de son droit le plus strict. "Je voulais voir ce qui se passait (...) mes amis et ma famille étaient inquiets, je leur envoyais des mails pour leur dire que les rassemblements étaient calmes", a-t-elle expliqué.

Sous pression et sous la menace de la peine de mort, la jeune femme a dû regretter ces "activités" et présenter ses "excuses à la nation iranienne et au tribunal". "J'espère qu'ils me pardonneront (...) et que je serai grâciée", a-t-elle ajouté, coiffée d'un foulard, comme l'y oblige le régime.

A ses côtés du personnel de l'ambassade britannique et de l'ambassade française risquent jusqu'à cinq ans de prison voire la peine de mort s'ils sont reconnus coupables d'être des "mohareb" (ennemis de Dieu).

Le blog de son comité de soutien : http://clotildereiss.org/