Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a reconnu mercredi à demi-mot une fraude lors de la présidentielle iranienne, se déclarant "convaincu que quelque chose s'est passé". Lire la suite l'article

"Tous les éléments dont nous disposons nous inclinent à penser qu'il n'était pas possible par exemple dans les régions qui étaient celles de M. Moussavi, de M. Karoubi ou de M. Rezai, quand on est passé de 18% dans un premier tour à 0,8%: quelque chose a dû se gripper dans la machine", a-t-il déclaré sur RTL.

"Nous pensons que l'ampleur de la réaction populaire (...) et de la répression contre ces manifestations est telle que quelque chose s'est passé, nous en sommes tous convaincus", a martelé le chef de la diplomatie française, qui voit "un mouvement profond et important" dans ces manifestations.

"Nous sommes inquiets et attentifs (...) nous ne pouvons pas assister complètement muets", a ajouté Bernard Kouchner. "Je sais qu'il ne faut pas d'ingérence mais il faut qu'on s'indigne quand il y a de quoi s'indigner", même si "physiquement, nous n'allons pas nous en mêler".

Interrogé pour savoir si la France allait reconnaître la victoire du président iranien sortant, le ministre des Affaires étrangères a avancé que "les déclarations d'Ahmadinejad ne sont pas acceptées par la France" en référence aux propos antisémites.

Quant aux propos du président américain, Bernard Kouchner a avancé qu'"il s'en mêle en disant ça". Barack "Obama a demandé des contacts directs avec l'Iran, nous les avons approuvés". AP