Le 5 mars 2009, une conférence est organisée par des militants prolife américains. Plusieurs intervenants expliquent au public présent que des militants homosexuels cherchent à pervertir l'Afrique.
La conférence est hébergée par Family Life Network. De nombreux parlementaires et hommes politiques assistent aux discours. Les églises évangéliques, très influentes, ont battu le rappel. Ils y apprennent attérées que deux collégiennes ont reçu à la sortie de l'école de l'argent d'activistes gays pour convertir leurs camarades au lesbianisme. En un an, elles auraient "recruté" treize de leurs camarades.
Un autre intervenant Don Schmierer, membre de Exodus international (gays repentis) explique qu'il faut renforcer les valeurs chrétiennes pour lutter contre l'homosexualité. Une "bonne famille chrétienne" ne fait pas d'homosexuels.

L'auditoire est conquis. Dans les semaines qui suivent, temples et ministères résonnent de méthodes pour "la prévention" de l'homosexualité. Au point qu'un groupe d'homosexuels ougandais s'inquiète et demande des garanties conçernant sa sécurité. C'en est trop.
Début avril, James Nsaba Buturo, ministre d’Etat pour l’éthique et l’intégrité déclare aux représentants des Nations Unies : «Certains États membres des Nations Unies tentent insidieusement de répandre l'homosexualité dans le monde (...) Aux Nations Unies, il y a des tentatives de certains pays d'imposer l'homosexualité au reste d'entre nous"», a affirmé James Nsaba Buturo. «Nous avons appris qu'ils veulent faire passer en douce des dispositions sur l'homosexualité». Et de prévenir. Aucune conférence hébergée en Ouganda ne devra faire la promotion de l'homosexualité. «Nous avons appris de nos sources que certains veulent utiliser (ces) conférences pour protéger les homosexuels». Et de poursuivre : « l'homosexualité est «contre-nature, anormale, illégale, dangereuse et sale». Pour le ministre, l'homosexualité menaçe l'avenir de la civilisation parce que les homosexuels ne font pas d'enfants et qu'ils veulent interdire la mini-jupe, accusée de provoquer des accidents en attirant le regard des conducteurs. «Si nous acceptons que les homosexuels soient une minorité, alors les voleurs vont venir nous voir en disant "nous sommes aussi une minorité».
En conclusion le ministre a ajouté que Kampala ferait adopter des lois plus dures pour réprimer l'homosexualité.