La Semaine de l'éducation contre le racisme est un événement fort de la vie du M.R.A.P. qui permet de diffuser un message pédagogique humaniste et universel.

C'est avec effarement que nos comités ont pris connaissance du programme proposé pour la journée du secteur éducation nationale.

Les quatre personnes à qui la direction nationale confie le soin « d'aider à produire un outil pour les militant(e)s qui vont sur le terrain dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté, notamment auprès des jeunes Â», sont quatre militants liés à la mouvance « Indigènes de la République Â» et aux secteurs de l'islam politique.

On notera que si ces intervenants répondent au critère de parité, il s'agit dans le cas présent d'une parité exclusivement voilée.

Alors qu'il s'agit d'une journée de formation à vocation éducative contre le racisme, le M.R.A.P. national, avec ce type d'intervenants, se soumet au communautarisme religieux le plus caricatural.

Dans une France riche de la diversité des origines de ses citoyens, la sélection de deux intervenantes musulmanes voilées pour aborder la question des identités relève d'un choix politique.

S'agissant d'un secteur qui entend procurer une aide à ses militants pour intervenir en direction de la jeunesse, on mesure alors la nature idéologique du message apporté par de tels intervenants liés à l'islam politique.

En invitant ces quatre « formateurs Â», la direction du MRAP ne respecte pas les fondamentaux de l'intervention antiraciste dans les établissements scolaires. Cette intervention exige en effet la diffusion d'un message universel et laïque qui se situe aux antipodes des théories communautaires des quatre formateurs pro-voile concernés.

Nos comités dénoncent la mise à disposition des moyens internes provenant des cotisations et des subventions publiques au profit d’intervenants liés à l'islam politique.

Nos comités assurent leurs partenaires de la communauté scolaire qu'ils continueront à consacrer leurs moyens propres au service exclusif d'un combat antiraciste et laïque.

Leur intervention se fera donc en toute indépendance d'un M.R.A.P. national qui délègue la formation des militants et sympathisants à une chapelle politico-religieuse dont les théories n'ont pas leur place dans l'école publique.

La fédération des Bouches-du-Rhône comprenant les comités de : Aix-en-Provence, Fos-sur-Mer, Marignane, Marseille, Vitrolles La fédération des Landes comprenant les comités de : Mont-de-Marsan, Mimizan Les comités de : Largentière, Aubenas, Montpellier

Le M.R.A.P. Montpellier