La principale association revendiquant le fait de pouvoir déclarer un foetus mort à l'état civil est l'association Clara.
Dans sa présentation, l'association explique : "Un enfant c'est la vie. Il grandit dans le ventre de sa mère et n'attend qu'une chose : Sortir le moment venu pour découvrir les beautés du monde extérieur. Mais parfois le destin en décide autrement...". Dès les premières lignes de l'objet de l'association, les militants font un amalgame entre un foetus et un enfant, c'est à dire une être dôté d'une identité.
L'association parle aussi de "bébé que les parents ont vu prendre vie et grandir au travers des échographies ".
En décembre 2002, l'association soutenue par Christine Boutin rédige une proposition de loi "sur la procédure d'inhumation des enfants morts-nés". Elle sera déposée par Jacques Godfrain. On pouvait lire dans l'exposé des motifs : "Prendre en compte la réalité d'une existence, fut-elle in utero, fugitive, mais néanmoins porteuse de l'espérance d'un couple, est une démarche aujourd'hui plus que jamais nécessaire au vu des possibilités d'avoir très tôt, au cours de la grossesse, une représentation visuelle par l'échographie, et sonore par le Doppler, de la vie du fœtus. L'interruption de cette vie en est ainsi plus douloureusement ressentie et le travail du deuil plus que jamais indispensable."
A la suite de l'arrêt de la Cour de cassation, l'Alliance pour les droits de la vie, créée autour de Christine Boutin s'est félicitée. Interrogé par l'AFP, son porte-parole, Tugdual Derville a déclaré "nous demandons à ceux qui, comme le Planning familial, croient devoir s'arquebouter sur cette loi pour refuser toute évolution du statut du corps du foetus d'écouter simplement ce qu'en disent les femmes (...) En s'opposant à la reconnaissance du deuil causé par la perte du foetus, on les empêche de se reconstruire après une telle épreuve".
Surfant sur la vague du dédommagement des victimes, la Cour de cassation vient d'offrir une légitimité aux groupes anti-avortement qui depuis des années font le forcing pour ouvrir des cimetières virtuels dans les hôpitaux et harcèlent les femmes qui veulent avorter.

Fiammetta Venner