La Cour de cassation vient de décider dans trois arrêts, qu'un foetus né sans vie pouvait être déclaré à l'état-civil, quel que soit son niveau de développement.
Jusqu'ici, la loi considérait qu'il fallait naître pour exister. Une notion recusée par les provie depuis plusieurs années qui considèrent la femme enceinte comme un "lieu de résidence" pour foetus. Depuis plusieurs années les groupes provie français accumulent les provocations, cimetières virtuels pour foetus, attribution d'un prénom au foetus...
Plusieurs associations, dont l'association Clara, proche de Choisir la vie et qui reprend des images du Cri Silencieux, obtiennent ainsi gain de cause. Dans sa pladoirie, l'avocat général Alain Legoux n'a pas caché son ambition : "Il faut inciter le législateur à faire une loi"
Interrogé par Le Figaro, Jean-Pierre Dickès de la très anti-IVG Association catholique des infirmières et des médecins, se réjouit de l'arrêt : "Il met le doigt sur une invraisemblance. La Cour de cassation a dit par le passé que le fœtus n'était pas une personne mais il reste à dire ce que c'est. »
Même si l'arrêt ne remet pas directement en cause le droit à l'avortement, il ouvre une brèche dans la légitimation des comportements violents des opposants à l'avortement.
Nous aurons sans aucun doute des raisons de nous en inquiéter dans les semaines à venir

Fiammetta Venner