Dans un communiqué daté du 5 décembre, l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) a annoncé l’exécution de Makvan Mouloodzadeh.

Alors que dans un précédent communiqué, l’IGLHRC faisait part de la décision de l’Ayatollah Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi, chef de la justice iranienne, d’annuler la condamnation à mort de ce jeune iranien de 21 ans, son exécution a eu lieu le 5 décembre à 5h du matin, heure iranienne, à la prison centrale de Kermanshan, sans que sa famille ou ses avocats en aient été informés.

Makvan Mouloodzadeh avait été condamné à mort pour un viol, jamais corroboré par aucun témoin, qu’il aurait commis sur un jeune garçon alors qu’il était lui-même âgé de 13 ans. Contrevenant aux lois internationales comme aux lois iraniennes, cette décision, recourant à la peine de mort pour punir des faits commis par un mineur, avait été dénoncée par de nombreuses organisations dont Amnesty International ou SOS homophobie en France. La pression internationale et la mobilisation des ONG avaient permis de faire reculer la justice iranienne à travers la déclaration l’Ayatollah Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi qui avait décrit cette condamnation comme une violation des enseignements de l’islam.

Malgré cette décision, le juge local a décidé de laisser le jugement suivre son cours et a ordonné aux autorités de pourvoir à l’exécution.

Alexandre Lassalle