Selon l'AFP, Tariq Ramadan a annoncé mercredi qu'il renonçait à postuler pour la chaire d'études islamiques de l'Université de Leyde (ouest des Pays-Bas) financée par le Sultan d'Oman. Non que le ce mécénat le dérange, mais pour des raisons de famille et d'emploi du temps.

"Après mûres réflexions, j'ai dû, avec regrets, prendre la décision de renoncer à occuper la chaire d'Etudes islamiques de l'Université de Leyde", écrit l'universitaire sur son site www.tariqramadan.com. Où il poursuit : "Le prestige des Etudes Islamiques de l'Université de Leyde, de même que la nature et l'étendue du travail proposé étaient particulièrement attractifs et intéressants. Il me fallait contrebalancer cela avec une situation de famille, d'autres projets académiques importants et d'autres propositions aussi sérieuses".

Cette annonce intervient alors que de nombreuses voix commençaient à s'élever en Europe et surtout aux Pays-Bas contre ce triste symbole. Le gouvernement des Pays-Bas — qui refuse de continuer à payer pour la protection de Ayaan Hirsi Ali — avait refusé d'intervenir contre cette nomination au nom du respect de l'autonomie des universités. "Nous sommes dans un pays libre où l'université est libre de ses choix", a déclaré le ministre néerlandais de la Culture, Ronald Plasterk, avant d'ajouter que Tariq Ramadan était un "homme intéressant".

Source : AFP