Dans un communiqué du 14 novembre, l’International Gay and Lesbian Human Rights Commission (IGLHRC) annonce que l’Ayatollah Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi a annulé la condamnation à la peine de mort de Makvan Moloudzadeh. Actuellement âgé de 21 ans, il avait été condamné à mort par pendaison pour une relation homosexuelle qu’il avait eu en 1999 alors que lui et son partenaire étaient âgés de 13 ans. Si aucun des témoins n’a accusé Makvan Moloudzadeh de viol, c’est pour ces faits qu’il a été condamné. Après la mobilisation d’association comme l’IGLRHC, Amnesty International ou encore SOS homophobie en France, la justice iranienne a été contrainte de reconnaître que ce jugement était en contradiction non seulement avec les lois internationales, mais aussi avec celles de la République islamique d’Iran qui ne peuvent recourir à la peine de mort pour des faits commis par un mineur. A la suite de la décision de l’Ayatollah Seyed Mahmoud Hashemi Shahrudi, l’affaire devra être de nouveau jugée. Qualifié de « grande victoire pour les droits de l’Homme et un symbole du pouvoir de la mobilisation » par Paula Ettelbrick, présidente de l’IGLHRC, c’est la première fois qu’une condamnation pour sodomie est revue sous la pression internationale par la justice iranienne.



Alexandre Lassalle