Enarque, Jean-Paul Bolufer a pris soin de compléter sa formation administrative par un engagement et une formation au sein de la Cité catholique.

Fondée par Jean Ousset (ancien secrétaire de Charles Maurras) sous le nom original des Œuvres de Cité catholique puis d'Office international des œuvres de formation civique et d'action culturelle selon le droit national chrétien (ICTUS), elle a pour objectif de construire une élite constituée en petites « cellules bien dressées » susceptibles d'agir par capillarité dans la classe dirigeante, son slogan: « Dans le peuple ; comme un poisson dans l'eau » traduit toute sa volonté d'infiltration du monde associatif.

Elle est présidée par Jacques Tremollet de Villers, ancien militant tixièriste de Jeune Alliance et avocat de Paul Touvier. Parmi les réalisations techniques de la Cité catholique, il faut noter la création de l'association Laissez-les-vivre (1). A l'époque, Jean-Paul Bolufer est très actif dans l'opposition à l'avortement. Il est même remarqué par des actions de pression un peu violentes et la diffusion de textes attaquant Simone Veil.

Il rejoint en 1979 le cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris. Il a ensuite été nommé préfet chargé de Journaux Officiels par Lionel Jospin en 1997.

En 1983, il coédite un Projet pour la France : construire nos communautés dans lequel il déclare vouloir établir un délit contre "toutes les atteintes morales et physiques aux familles", c'est à dire, l'avortement, l'homosexualité, la pornographie. Il propose aussi des "retraites à capitalisation familiale", c'est-à-dire en fonction du nombre d'enfants.

En septembre 2003, il intervenait à l'assemblée de l'Association internationale pour l'enseignement social chrétien — qui s'est tenue cette année à Prague sous les hospice du think tank chrétien très conservateur : Liberté politique.


Fiammetta Venner