L'Iran avait protesté une première fois quand le Festival de Cannes avait inclus Persepolis dans sa selections. La Fondation Farabi, chargée de la promotion du cinéma iranien à l'étranger, sous l'autorité du ministère de la Culture et de la guidance islamique avait même publié une mettre le 21 mai déclarant : Cette année le festival de Cannes a sélectionné un film sur l'Iran qui présente un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique".

Ce lundin c'est directement Mehdi Kalhor, conseiller culturel de la présidence iranienne qui a protesté. D'après l'agence Fars, le fait d'avoir décerné le prix du jury à Satrapi est un geste d'"islamophobie" : "L'islamophobie dans la dramatisation occidentale trouve ses racines en France, et la production et la promotion du fil anti-iranien Persépolis à Cannes suit cette tradition d'islamophobie".