Ancien membre (exclu) d’Occident, le groupe d’extrême droite, Devedjian n’est pas connu pour ses talents de dentellier. Avocat de plusieurs mafieux, il sera aussi celui de politiques comme Pasqua, Chirac ou Susini (l’ancien membre de l’OAS).

En 1983, il est élu maire d’Antony. Sa méthode est directe. Les cadres communistes sont virés. Et il prend Yves le Gallou (du Club de l’horloge et futur député FN) comme maire adjoint à la culture. Ensemble, ils nettoient au Kärcher les publications jugées communistes de la bibliothèque. Le logement social, les associations disparaîtront du champ de vision du maire. Cherchant à faire de la ville un quartier huppé, Devedjian se lance dans des projets pharaoniques. Lors de son départ de la mairie en 2002, la dette de la ville explose, 77 millions d’euros. Antony a dû emprunter 2,6 millions d’euros pour rembourser des intérêts.

En 2005, lors d’une réunion de quartier où il venait défendre son élection à la députation, voilà ce qu’il répondait à un jeune homme qui l’interrogeait sur l’absence de transparence dans les critères d’attribution des logements sociaux : « Je me suis renseigné sur vous, vous êtes une organisation ! (…) Manifester, c’est le meilleur moyen pour ne pas obtenir de logement ! »