"Une semaine avant le premier tour des élections présidentielles, le discours de l'UOIF et son message politique à l'endroit des candidats était attendu. Très logiquement, mais sans le dire explicitement, la première fédération musulmane de France a choisi de jouer la carte Bayrou contre les deux candidats de l'UMP et du PS. Un choix qui, tout en sanctionnant la politique de Nicolas Sarkozy, ne parvient pas à camoufler la perte d'influence politique de l'UOIF, aucun candidat n'ayant jugé utile de faire le déplacement à cette 24ème rencontre des musulmans de France" écrit Fouad Bahri sur Saphir.net.

Plus proche d'une alliance islamo-gauche, l'auteur regrette que l'UOIF n'est pas, comme certains lieutenants de Tariq Ramadan, rejoint plutôt le camp de Bové.

Lequel présente, selon lui, les véritables qualités requises pour plaire aux musulmanes politiques : "une meilleure représentation sociale, la lutte contre les discriminations ou encore une politique plus équitable au Proche-Orient". Mais plus que tout, c'est sa complaisance envers l'islam politique qui semble lui valoir cet intérêt. Comme l'explique Fouad Bahri, il s'agit d' "un élément essentiel qui le distingue des autres candidats trotskistes et communistes, qui, eux, condamnent pour des raisons idéologiques, matérialistes et athées, l'expression du fait religieux, comme autant d'obscurantisme, d'aliénation individuelle et sociale, de frein au progrès social de l'humanité".

Ajoutez sa position sur la Palestine et sa lutte contre la mondialisation, et vous aurez la recette miracle. "Ces trois raisons expliquent, par exemple, le soutien et l'engagement de plusieurs militants du Collectif des musulmans de France, à l'instar de Fouad Immarraine et d'Abdelaziz Chaambi, en faveur du paysan altermondialiste" conclue l'auteur de Saphir.net, un site islamiste.