Nicolas Sarkozy at-il échangé le soutien de Jacques Chirac contre la promesse d'une amnestie concernant les "affaires" de l'ancien président s'il lui succédait ? C'est la thèse accréditée par Le Canard Enchaîné de cette semaine. Elle a bien entendu été démentie, du côté de l'Elysée, comme côté de l'UMP. Reste certains faits...

Acte 1 : 8 mars 2007 : Nicolas Sarkozy obtient la nomination du juge financier Philippe Courroye (réputé proche de la droite mais bête noire du clan chiraquien) au poste de procureur de Nanterre, contre l'avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et alors qu'il n'a jamais dirigé un grand parquet.

Acte 2 : 16 mars 2007 : Soit quelques jours après son arrivée au Tribunal de Nanterre, la presse française relaie l'article d'un journal américain — qui a bénéficié de fuites ? — disant que parquet envisage de convoquer Jacques Chirac pour l'entendre sur les emplois fictifs du RPR.

Acte 3 : 21 mars 2007 : Dans une déclaration officielle mais minimum, et alors que beaucoup de ses conseillers ne cachent pas en privé leurs craintes de voir Nicolas Sarkozy élu, Jacques Chirac apporte son "vote" et son "soutien" au candidat de l'UMP.

Epilogue : 26 mars 2007 : Nicolas Sarkozy peut enfin quitter le gouvernement et se consacrer à sa campagne.

Caroline Fourest