Le généticien estime que Nicolas Sarkozy "s'exonérer par avance de ses responsabilités" en attribuant aux gènes la responsabilité de la pédophilie et des suicides de jeunes : "il n'y a pas de gène d'un destin malheureux", a-t-il rappelé dimanche sur RTL.

Il fait le rapprochement entre cet déterminisme et le courant de la Nouvelle droite. Tout en jugeant "relativement grave" l'existence de "tout un courant qui prétend que les gènes sont tellement déterminants (...) qu'ils sont responsbale de certains désordres de la société, et que par conséquent, la contrainte, les difficultés économiques, les malheurs sociaux n'y sont pour rien".

Dans un récent entretien avec le philosophe Michel Onfray paru dans Philosophie Magazine, le candidat de l'UMP à la présidentielle avait notamment déclaré : "Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable".