Ce soir-là après avoir été invité au journal télévisé de France 2, Nicolas Sarkozy réunit quelques fidèles au siège de la campagne, rue d’Enghien. Il se pense à l’abri des caméras, des journalistes et des fuites... Il en profite donc pour faire un point sur la campagne. Durant tout son discours, qu'une oreille attentive décrit comme "hallucinant", il n’est jamais été question de la France mais seulement de lui.

Le candidat assume un positionnement cynique, consistant à « assumer le bilan sans être associé aux sortants » puis il ajoute, très content de lui et de ce paradoxe, « c’est un métier et ce qui est extraordinaire, c’est que ça marche ! »

Après avoir décrit par le menu tous les bons coups à faire, de tactique, comme il aime le faire également devant les journalistes, il a promis de parler « de politique ». Las, c’était encore pour parler de lui.

Parmi les perles relevées :

« La campagne est longue. Moi, ça a commencé il y a 5 ans. Vous savez ce qu’il a fallu d’épreuves, de combats. On ne m’a rien donné. On a eu raison : ce qu’on vous donne n’a pas la même saveur que ce que l’on prend ». « Je suis aux limites de la résistance physique, morale et intellectuelle : INDESTRUCTIBLE »

« Des fois je me dis que je suis devenu un benêt tellement je suis calme. Je souris à tout le monde, je fais semblant de ne pas entendre quand je n’aime pas ce que j’entends. »

« Je ne veux pas vous remercier. C’est vous qui devez dire merci parce que vous allez participer à une aventure extraordinaire »

Caroline Fourest & Fiammetta Venner

Du 4 avril au 6 mai plusieurs articles et vidéos sont disponibles sur le site de Prochoix pour éclairer la campagne. %%%