Faut-il recueillir en France des données de type racial ou ethnique en vue de lutter contre les discriminations ? Pour le moins, c'est scientifiquement contestable.

Extrait : La question de l'introduction de statistiques visant à collecter des données sur les origines raciales ou ethniques des personnes fait à nouveau débat aujourd'hui en France. Il y a une quinzaine d'années, de telles statistiques étaient présentées comme nécessaires pour mesurer le degré d'intégration des populations immigrées. Cette question réapparaît aujourd'hui dans le contexte de la lutte contre les discriminations dont sont victimes des groupes d'individus dans des situations quotidiennes de recherche d'emploi, de logements, d'accès à des biens et services. Or en France, conformément à la loi du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, loi fondatrice des règles dont la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) assure l'application, « il est interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou la vie sexuelle de celles-ci Â». ...

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Blum Alain - est directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS, à Paris). France Guerin-Pace - est chargée de recherches à l'Institut national d'études démographiques (INED, à Paris).