Appelons un « con Â», un « con Â» !
Publié 3 février 2007 sur Le blog de Mohamed Sifaoui. Journaliste, écrivain et réalisateur.

Les 7 et 8 février aura lieu au Tribunal de Grande Instance de Paris, le procès qui oppose, dans le cadre de l'affaire des caricatures, l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à la Ligue islamique mondiale, l'UOIF et la Mosquée de Paris. Je soutiens totalement et sans réserves l'hebdomadaire satirique qui, de mon point de vue, a eu raison de, publier les caricatures, exprimer sa solidarité avec le quotidien danois, le Jyllands Posten, et réaffirmer les principes de liberté d'expression et de laïcité. J'ai accepté d'être cité, par Charlie Hebdo, comme témoin dans cette affaire afin de ne pas permettre aux tenants de l'intégrisme et de l'obscurantisme et à ceux qui font le jeu du fanatisme, derrière le « costume Â» de la modération, d'induire en erreur l'opinion publique et le tribunal. Ces derniers veulent faire glisser les débats sur le terrain du « racisme Â». Or, critiquer une religion n'est pas, selon les lois françaises, un acte raciste. Et d'ailleurs, ce n'est pas le message véhiculé par Charlie Hebdo puisque l'hebdomadaire a voulu stigmatiser, d'abord et avant tout, les extrémistes qui se réclament de la religion musulmane. A ce propos, traiter les islamistes (et tous les autres extrémistes) de « cons Â» est un acte républicain. Continuons donc d'appeler les « cons Â» par leur nom, c'est la raison pour laquelle musulmans comme non musulmans, rejetant les intégrismes, doivent tous réitérer leur attachement à la liberté de la presse et à la liberté d'opinion.

Mohamed Sifaoui

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