Robert Redeker a demandé mercredi dans un entretien à La Dépêche du Midi « une forme de réhabilitation Â» auprès du ministre de l'Education nationale après l'arrestation de l'auteur présumé de ces menaces. Evoquant le ministre Gilles de Robien, Robert Redeker a déclaré : « Ses premières paroles ont été celles d'une accusation. Et il n'est jamais revenu sur ses propos. J'estime aujourd'hui qu'il devrait se livrer à une forme de réhabilitation envers moi Â» Près d'une semaine après la publication de la tribune de Redeker le 19 septembre dans Le Figaro, le ministre de l'Education nationale Gilles de Robien lui avait apporté un soutien mesuré, se déclarant « solidaire Â» mais en ajoutant néanmoins qu' « un fonctionnaire doit se montrer prudent et modéré en toutes circonstances Â» Robert Redeker « regrette aussi que, jamais, pendant cette période difficile, l'inspection générale de philosophie ne (l)'a ni appelé au téléphone, ni (ne lui a) adressé un message Â» « Et lorsque j'ai dû déménager pour assurer ma sécurité, nous l'avons faits seuls avec mon épouse Â», a-t-il ajouté, précisant qu'il était « fortement déçu Â» par l'Education nationale. Pour Robert Redeker, l'interpellation du djihadiste auteur des menaces de mort sur internet est surtout « la preuve apportée à ses détracteurs que cette affaire était sérieuse Â» « J'ai été très affecté d'entendre et de lire dans une certaine presse d'inspiration islamo-gauchiste que j'avais monté cette affaire de toutes pièces Â», a-t-il poursuivi, précisant qu'il n'excluait pas « une éventuelle action en justice Â» L'enseignant doit publier vers le 20 janvier au Seuil un livre sur ses « quatre mois de reclus, d'exilé intérieur Â», selon son comité de soutien.