En Azerbaïdjan, Rafiq Tagi, auteur d'un article critique sur l'islam et le prophète Mahomet (publié dans le journal Sadat) a été condamné le 15 novembre dernier à deux mois de prison par un tribunal de Bakou pour "incitation à la haine ethnique". Il est également la cible de fatwas (décrets religieux) iraniennes.

A Téhéran, la semaine dernière, des manifestants se sont massés devant l'ambassade d'Azerbaïdjan pour réclamer de Bakou une punition exemplaire. La chaîne de télévision Sahar a demandé aux Azerbaïdjanais de recourir au "châtiment suprême" à l'encontre du journaliste.

D'après les médias iraniens, le 21 novembre, un grand ayatollah iranien, Mohammed Fazel Lankarani, a émis une fatwa appelant à tuer le journaliste. Quelques jours auparavant, un autre religieux a offert sa maison à quiconque le tuerait.

Ceux qui ont crié à l'exagération au moment de l'affaire Redeker vont-ils encore nous dire que l'émission de fatwa, de menaces ou de procès à l'intention de tous ceux qui osent critiquer l'islam relève du fantasme ?

Source : LE MONDE | 01.12.06 | 14h52