«Si vous placez de la viande dans la rue, dans le jardin ou dans un parc sans la couvrir et que les chats viennent la manger...qui doit-on blâmer, les chats ou la viande à l'air?» (...) "La viande à l'air, voilà le problème. Si elle (la femme) était restée dans sa chambre, chez elle, portant son voile, aucun problème ne serait arrivé", avait lancé Cheikh Taj Aldin al-Hilali mufti d'Australie, d'origine egyptienne faisant allusion à la femme, lors d'un prêche prononcé il y a quelques semaines devant cinq cents fidèles.

Cheikh Taj Aldin al-Hilali est arrivé en Australie en 1982 en provenance du Liban.

La responsable de la Commission gouvernementale de lutte contre la discrimination, Pru Goward, a appelé à démettre le religieux de ses fonctions et à l'expulser du territoire. "C'est une incitation au crime...De jeunes musulmans qui commettraient des viols pourraient se prévaloir de ces remarques, citer cet homme... leur chef spirituel, devant un tribunal"

Des déclarations qui avaient soulevé un tollé général, au point que la communauté musulmane d'Australie a conseillé à l'imam de se retirer et de s'abstenir de faire des prêches pendant quelques mois. «Nous sommes parvenus à un accord pour qu'il prenne un peu de repos (...) et de temps pour voyager, (...) cela ne ferait que jeter de l'huile sur le feu s'il continuait à prêcher», a déclaré Tom Zreika, le président de l'association des Libanais d'Australie. Le 30 octobre, le mufti a demandé à l'association des Libanais d'Australie un congé définitif.