Le régime de Téhéran a bel et bien organisé un concours de caricatures sur la Shoah en réponse aux caricatures sur Mahomet. Prouvant par là qu'il ne sait toujours pas faire la différence entre être irrespectueux envers le symbole d'une religion et faire rire sur le dos de 6 millions de morts.

Au total, plus de 200 caricatures exposées ont été sélectionnées sur un total d'environ 1.100, envoyées de quelque 60 pays, à la suite du concours lancé en février par le quotidien conservateur Hamshahri.

La propagande du "deux poids deux mesures" (sous entendu on critique les Musulmans mais personne ne peut rien dire que les Juifs) fonctionne à merveilles. «Ils peuvent écrire ce qu'ils veulent sur le prophète, mais si quelqu'un exprime des doutes sur l'holocauste, il est puni d'une amende ou envoyé en prison», a dit M. Shojai en ouvrant l'exposition, prévue pour durer un mois et située dans le musée d'art contemporain palestinien. Ce dernier feint d'ignorer que les léglislations antiracistes protègent toutes les victimes du racisme, Juifs et Musulmans compris. A condition bien sûr qu'il s'agisse de racisme et non d'esprit critique ou de blasphème.

Selon l'AFP, "De nombreux dessins reprennent le stéréotype du juif au nez crochu, si courant dans les caricatures antisémites de la presse nazie. Plus proche du sujet, une caricature représente une croix gammée se transformant en étoile de David barbelée étranglant des Palestiniens, ou Adolf Hitler exhortant l'actuelle direction d'Israël à procéder à un holocauste".

Les trois «meilleurs» dessins devraient être récompensés par des sommes de 12.000, 8.000 et 5.000 dollars.