Le 8 septembre 2006, P. de Villiers a été interviewé par Christiane Chombeau du journal Le Monde.

Il a tenté de se positionner contre Nicolas Sarkozy : "Sarko, c'est la rupture entre la parole et les actes !" Mais la plus grosse partie de son entretien conçerne l'homosexualité : "Moi, je veux faire inscrire dans la Constitution la phrase suivante : Le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme. C'est une chose de garantir la liberté de comportement, et une autre de veiller à l'intérêt de la société et à la nécessaire protection de l'enfant. (...) Le bon sens nous recommande de regarder la société avec ses déchirures affectives et le paysage de détresse qui est sous nos yeux. Il y a un droit de l'enfant, il n'y a pas de droit à l'enfant. L'enfant n'est pas un caprice. Les dernières études de la psychologie moderne, notamment des pédiatres, établissent un lien de relation inverse entre la stabilité sociale et la détresse affective. Je ne veux pas que la France continue à faire trembler ses bases. Pour un enfant, un papa et une maman, c'est mieux que deux papas ou deux mamans. C'est une question de sécurité pour la société. Dissocier le mariage de la filiation, c'est aller vers le chaos."

Et de détailler sa vision du choix des français : "Il repose sur cinq choix : la France rurale plutôt que les techno-parisiens ; la famille plutôt que le mariage homosexuel ou le contrat d'union civile ; l'abrogation des 35 heures plutôt que l'abandon de la France qui travaille ; l'immigration zéro plutôt que l'immigration choisie ou subie ; l'Europe des patries plutôt que l'Europe avec la Turquie. Nous sommes devant une question vitale : la France va-t-elle devenir une juxtaposition d'alvéoles ethniques, sexuelles, religieuses - une addition de mémoires particulières -, ou va-t-elle redevenir une communauté nationale fondée sur les principes républicains d'égalité, d'unité et de citoyenneté ? C'est le choix entre "la France d'après les Français" et "la France avec les Français". Le mondialisme et le communautarisme sont les deux soubassements idéologiques de notre classe politique. Elle est là, la vraie rupture, celle du patriotisme populaire."