Selon une étude récurrente de la TNS Sofres sur l'état des lieux du rapport des Français à la sécurité, pour la société Assa Abloy, "l'insécurité est une notion faussement homogène qui qualifie des représentations distinctes et complexes."

Près de trois Français sur cinq (57%) considèrent que l'insécurité est un phénomène qui ne cesse de s'aggraver, quand 39% estiment que c'est plutôt le sentiment d'insécurité qui s'accroît.

La préférence partisane se révèle très clivante : 51% des sympathisants de gauche considérant l'insécurité comme un phénomène qui s'aggrave pour 68% des sympathisants de droite (+17 points).

La profession de l'interviewé est également discriminante et inverse carrément la tendance : les cadres, professions intellectuelles et professions intermédiaires estiment majoritairement (54% et 57%) que c'est plutôt le sentiment d'insécurité qui progresse. Au contraire, plus de trois ouvriers et employés sur cinq pensent qu'il s'agit d'un phénomène objectif.

L'étude distingue " quatre Frances de l'insécurité" :

- la France protégée, qui n'a pas été victime et ne s'inquiète pas, reste majoritaire dans notre pays et représente 39% de la population.

- la France agressée, qui a été victime d'une violence et est inquiète pour sa sécurité physique ou celle de ses biens : 22% de la population.

- la France rassurée, qui a été victime d'une violence mais ne ressent pas d'inquiétude : 21% de la population.

- la France menacée, qui n'a pas subi d'agression mais éprouve un sentiment d'inquiétude : 18% de la population.

Pour plus d'informations sur cette étude lire

(*) Une enquête de Laurence BEDEAU et Guénaëlle GAULT