''Déclaration de l'Assemblée des femmes du Forum Social Européen Athènes, le 6 mai 2006''

Dans le contexte d'une intervention politique des églises et face à la montée des intégrismes religieux en Europe, qui ont pour conséquences des reculs dramatiques sur les droits des femmes et malgré les mises en gardes des associations féministes dont la Marche Mondiale au comité d'organisation du FSE, des séminaires ont servi de tribunes à des organisations à des intervenants porteurs de valeurs contraires à la Charte de Porto Alegre et aux droits des femmes.

L'Assemblée des femmes élève une vive protestation contre cette situation.

Nous participons, depuis le début, au processus de tous les forums sociaux et nous sommes présents au FSE d'Athènes pour construire des alternatives démocratiques, donc laïque pour une autre Europe.

Face aux enjeux actuels des Forums Sociaux, l'Assemblée des femmes rappelle que les femmes ne doivent pas servir de caution à des manipulations de tous ordres.

Nous regrettons les alliances politiques qui sont conclues au détriment des droits des femmes qui consistent à hiérarchiser les combats en mettant au second plan les revendications féministes après les revendications antiracistes et anti-guerre.

Cela aboutit à une division des forces antilibérales et à affaiblir les forums sociaux. Parce que les droits des femmes sont universels, les féministes sont aussi engagées contre le racisme et contre la guerre.

Nous appelons l'ensemble des hommes et des femmes à nous rejoindre pour construire une Europe contre les discriminations, une Europe de Paix, une Europe féministe, laïque, donc égalitaire.