D'après Paddy Ahenda, un homme membre du Parlement du Kenya : quand une femme dit « non » au sexe, cela veut en réalité dire « oui ». Cette déclaration, prononcée cette semaine lors d'une séance parlementaire, a incité 12 des 18 femmes siégeant au Parlement à le quitter en protestant. La BBC a relaté les paroles de Catherine Mumma, fonctionnaire à la Commission nationale des droits de l'homme : « Cette nation devrait avoir honte d'avoir de ses leaders qui se moquent des crime perpétrés à l'encontre des femmes et des enfants ».

Selon le East African Standard, le Parlement discutait d'un nouveau projet de loi contre les infractions sexuelles qui devrait durcir les peines encourues pour viol et assurer un meilleur suivi médical des victimes. D'après le Standard, les opposants à ce projet de loi sont en majorité des hommes. Ils soutiennent qu'il est en conflit avec les traditions, car il vise à élever l'âge du mariage à 18 ans et à criminaliser les propositions indésirables.

Le Standard a également rapporté que, lors du débat, un groupe d'environ 200 femmes arborant des t-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire « Soutien à la loi contre les infractions sexuelles » était en route pour le parlement. Leur progression a été arrêtée par la police mais, même si elles n'ont pas réussit à atteindre le Parlement, elle ont tenu un sit-in qui a partiellement bloqué une grande artère de la ville pendant plusieurs heures.

Traduit par Emmanuelle Quintaine Feminist majority foundation, http://www.feminist.org