Afin de rendre publics les acquis de l'Association quant aux droits des malades et de faire savoir qu'elle continue son combat pour le vote d'une loi relative à l'aide active à mourir, une conférence de presse suivie d'un colloque international sur l'euthanasie étaient organisés, ce lundi 20 mars, dans les salons du Grand Hôtel Intercontinental, à Paris.

Au cours d'une seconde conférence de presse, l'ADMD a le matin même de nouveau présenté la proposition de loi relative à l'aide active à mourir élaborée par sa commission juridique. Celle-ci a recueilli le soutien de députés et sénateurs de tous bords politiques dont certains, tels Henriette Martinez (députée UMP), les sénateurs François Autain (CR) et Jean-Pierre Michel (PS) étaient présents pour s'en expliquer publiquement à ses côtés. Il en a été de même des anciennes ministres Corinne Lepage et du Dr Margie Surdre (actuelle députée européenne) venues apporter, tout comme la cinéaste Nadine Trintignant et l'écrivaine Benoîte Groult, leur entier soutien au combat mené par l'Association.

L'ADMD est en effet à l'initiative d'une pétition en faveur d'un non-lieu pour toutes deux, en raison de celui dont ont bénéficié Marie Humbert et le Dr Chaussoy. Il ne saurait y avoir, dans des circonstances similaires, une justice à deux vitesses. Plusieurs dizaines de milliers de signatures ont déjà été recueillies et de nombreuses personnalités, de tous horizons, en sont d'ores et déjà signataires. Rappelons que l'appel qu'elles ont interjeté de la décision de renvoi devant une cour d'assisses prise à leur encontre par le magistrat de Périgueux sera examiné le 18 mai prochain devant la cour d'appel de Bordeaux.

Les représentants des deux pays européens où l'euthanasie est légale sont également venus apporter leur soutien à cette initiative, en la personne de Jacqueline Herremans, présidente de l'ADMD Belgique et de Jacob Kohnstamm, président de l'association NVVE des Pays-Bas et président de la Fédération mondiale des associations pour le droit de mourir dans la dignité. Se sont également exprimés à leurs côtés les représentants de la Suisse, dont la loi permet le suicide médicalement assisté, en la personne du Dr Jérôme Sobel, président d'Exit Suisse romande et de Ludwig Minelli, président de l'association Dignitas, seule au monde a accepté l'adhésion de ressortissants étrangers à qui elle apporte son concours sur dossier médical.