Le gouvernement zimbabwéen a retardé la distribution de 40 tonnes de tampons et compresses, ces donations avaient pour but de calmer la crise d'infection vaginale du pays. D'après la BBC, le ministre zimbabwéen des finances a promis que les donations seraient exemptes de toutes taxe, mais il demande désormais le paiement d'une taxe ou des tests de qualité qui prennent beaucoup de temps.

La crise économique du Zimbabwe a conduit à la fermeture d'usines nationales qui produisaient des serviettes hygiéniques et des tampons. Les produits hygiéniques importés sont hors de prix, forçant ainsi 5 millions de femmes à utiliser du papier journal, des chiffons, ou des fibres de bois en guise de compresses absorbantes, résultant souvent par des infections vaginales. Des problèmes similaires existent à travers toute l'Afrique, comme pour les jeunes filles kényennes qui loupent souvent l'école lors de leurs menstruations à cause du manque de produits sanitaires.

Selon la BBC, Euan Wilmshurst, membre de l'association Action for South Africa, a déclaré : « Ce sont des biens donnés, pas une affaire politique. Il est atroce de faire du profit sur le dos de la solidarité internationale entre femmes ». Les produits sanitaires ont été donnés par des grandes entreprises et des particuliers d'Afrique du Sud et du Royaume-Uni en réaction à une demande initiée en octobre par le comité consultatif pour les femmes du syndicat du congrès zimbabwéen (Zimbabwe Congress of Trade Unions' Advisory Council for Women). La BBC annonce également que le syndicat paiera la taxe car les femmes ne peuvent plus attendre que des tests de qualité soient effectués sur les produits, et qu'il espère que la distribution se fera le plus vite possible.

Source : Feminist majority foundation, http://www.feminist.org