Le certificat de sécurité révisé par le Président Bush pourrait créer des obstacles à l'obtention de postes gouvernementaux relatifs à la sécurité par les gays et les lesbiennes. Les nouvelles directives, approuvées en 2005 mais seulement révélées la semaine dernière par la presse, apportent des révisions aux directives approuvées par le Président Clinton en 1997 qui facilite la tâche du gouvernement pour ce qui est de refuser une candidature sur des critères basés sur la sexualité. Alors que les directives de 1997 n'autorisaient pas que l'orientation sexuelle soit un « critère de disqualification », la nouvelle version établit que les candidatures ne peuvent pas être rejetées « seulement sur la base de l'orientation sexuelle du candidat » (emphase rajoutée).

De plus, les directives de 1997 n'autorisaient pas la disqualification d'un candidat sur des critères afférant à ses pratiques sexuelles s'il n'y avait pas « d'autres preuves de jugement douteux, d'irresponsabilité, ou d'instabilité émotionnelle », ou si les faits n'étaient pas récents. La nouvelle version ne tient plus ce langage, excusant seulement les pratiques sexuelles « disqualifiantes » si elles sont « strictement privées, consentantes, et discrètes » ou « arrivées il y a si longtemps, si peu fréquemment, et dans de telles circonstances qu'il soit improbable qu'elles se reproduisent ». Le président a approuvé les nouvelles directives, rédigées fin 2005 par Stephen Hadley, conseiller général de la sécurité, mais elles n'ont été accompagnées d'aucune campagne d'information.

Servicemembers Legal Defense Network (SLDN), un groupe plaidant pour les gays militaires, a juré de surveiller l'application de ces modifications et de « combattre toute assertion faisant de l'orientation sexuelle un obstacle à l'obtention du certificat de sécurité ».Steve Rails, porte parole du SLDN a expliqué à Associated Press qu'il « semblerait que les membres gays et lesbiens des services pourraient être confrontés à des barrières supplémentaires dans l'obtention de leur certificat de sécurité ».

Source : Feminist majority foundation, http://www.feminist.org