Marquant une victoire partielle pour les femmes, Wal-Mart a annoncé qu'il distribuerait des pilules de contraception d'urgence dans toutes ses pharmacies, conformément à la décision de la commission des pharmacies du 14 février qui a obligé la compagnie à le faire dans cet Etat. Cependant, la politique de Wal-Mart autorisera aux pharmaciens individuels de refuser de dispenser cette médication, créant ainsi la possibilité qu'une femme ne puisse pas se procurer un médicament qui lui aura été prescrit.

La décision du Massachusetts du 14 juillet est passée après que trois femmes, Katrina McCarty, Julia Battel, et le docteur Rebekah Gee, aient poursuivi Wal-Mart ; et ce à la suite d'une tentative d'achat de contraception d'urgence (EC) dans un établissement de la banlieue où on leur a répondu que le magasin n'en vendait pas et qu'on ne pouvait pas en commander. Annonçant la décision de s'approvisionner en Plan B, une marque d'EC, Ron Chomiuk, vice-président des pharmacies Wal-Mart, a affirmé : « Nous trouvons difficile d'avoir à nous justifier d'être la seule grande chaîne de pharmacies à ne pas en vendre Â».

Toutefois, comme l'a déclaré Cecile Richards, présidente de la fédération américaine pour la régulation des naissances, « pour beaucoup de communautés, Wal-Mart est la seule pharmacie, tellement le fait de pouvoir s'en procurer dans les temps est important Â» et la décision d'excuser les pharmaciens de vendre des pilules de contraception d'urgence signifie que la société « place un fardeau sur les femmes Â».

Wal-Mart a récemment été impliqué dans le plus grand procès de l'histoire relatif à la discrimination sexuelle et a déjà usé de pratiques anti-femmes.

Source : Feminist majority foundation, http://www.feminist.org