Une analyse des Etats récente a démontré que le décret des lois de notification parentale et de consentement a montré que la somme de ces formalités n'avait pas conduit à la diminution du taux d'avortements chez les adolescents. Le New York Times, qui a effectué cette étude, a publié ses conclusions aujourd'hui. Les Etats étudiés, à savoir l'Arizona, l'Idaho, le Dakota du Sud, le Tennessee, le Texas et la Virginie, ont promulgué les lois d'engagement parental entre 1995 et 2004, permettant ainsi aux chercheurs de suivre l'évolution du nombre de grossesses et d'avortements chez les adolescents durant la dernière décennie.

D'après le New York Times, le manque de conséquences remarquables aux lois de notification parentale peut être expliqué par le simple fait que les adolescents informent leurs parents de leur grossesse, qu'il existe une obligation légale ou non. La loi s'est donc révélée être sans rapport avec la réalité de beaucoup de jeunes femmes, mais a touché négativement les jeunes femmes confrontées à des familles instables ou abusives qui devaient obtenir une dérogation de la justice pour pouvoir se faire avorter.

De plus, ces lois ont également pu avoir la conséquence inattendue de conduire à des avortements dangereux à domicile. Renee Chelian, directrice du planning familial de Northland, a indiqué au Times : « Lorsqu'on leur dit qu'elles doivent soit aller au tribunal soit le dire à leurs parents, c'est là qu'elles nous répondent qu'il existe un site Internet Â», ce site décrit aux utilisateurs la manière de procéder à un avortement.

Source : Feminist majority foundation, http://www.feminist.org