APPEL INTERNATIONAL A TOUTES LES ORGANISATIONS LAÏQUES : 1er FEVRIER 2006 : Déjà condamné à 7 mois de prison et 1 an d'interdiction de fréquentation des salles publiques au seul motif qu'il refuse l'affichage de symboles religieux dans les tribunaux italiens, le Juge Luigi Tosti, du tribunal de Camerino (Italie) vient d'être suspendu de ses fonctions et traitement par la section disciplinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature, instance saisie par l'avocat général de la Cour de Cassation, autrement dit le gouvernement italien de Silvio Berlusconi. : Le Juge Luigi Tosti doit être relaxé ! : C'est ce qu'exigent déjà, dans une pétition internationale, 2500 citoyens de 34 pays différents de tous les continents, dont 500 citoyens italiens, qui se mobilisent depuis deux mois, avec le Juge Luigi Tosti, pour exiger l'arrêt des procédures judiciaires et disciplinaires et la réintégration immédiate du juge dans ses fonctions.

Le 15 août 2005 le pape Benoît XVI affirmait dans son homélie : «Il est important que Dieu soit visible dans les maisons publiques et privées, que Dieu soit présent dans la vie publique, avec la présence de croix dans les établissements publics. »

Le 19 novembre 2005, Benoît XVI et Silvio Berlusconi, au terme d' « un échange d'opinion sur les rapports Eglise Etat en Italie », réaffirment « la volonté de collaboration des deux parties dans le cadre du Traité du Latran ».

Le 18 novembre 2005, le juge Luigi Tosti, âgé de 57 ans, est condamné par le tribunal de l'Aquila, localité située à une centaine de kilomètres de Rome à 7 mois de prison et 1 an de suspension. Son crime ‘ Le juge refuse de rendre justice en présence de signes religieux dans la salle d'audience du tribunal.

Le juge s'appuie pour sa demande sur la constitution républicaine du 27 décembre 1947, qui établit que tous les citoyens « sont égaux devant la loi, sans distinction de sexe, de race, de langue, de religion » (Art. 3), mais une circulaire du ministre fasciste Rocco, datant de 1926, jamais abrogée depuis par aucun des gouvernements successifs, fixe que des crucifix doivent être visibles dans les tribunaux italiens.

L'Italie continue en effet de vivre sous le régime du traité de Latran et du concordat signé le 11 février 1929 entre le Vatican et l'Italie représentée par Benito Mussolini, chef du gouvernement de l'époque. En 1984, le Président du Conseil, le socialiste Bettino Craxi, renouvelle le concordat avec le Vatican : certes le culte catholique n'est plus religion d'État mais les lois fascistes ne sont pas abrogées pour autant. Il s'agit ainsi, suivant les termes du Cardinal Tauran, d'une séparation des Eglises et de l'Etat « coordonnée », opposée à « la séparation pure et simple » dans laquelle « les confessions religieuses relèvent du droit privé (USA, France) ».

Sans contestation possible, il s'agit d'une atteinte intolérable à la liberté de conscience et au principe de laïcité. C'est pourquoi les associations signataires de cette déclaration en appellent à l'opinion publique internationale pour qu'elle exige avec force : - la relaxe du Juge Tosti et l'arrêt des procédures judiciaires à son encontre - l'arrêt immédiat des procédures disciplinaires - la réintégration immédiate du Juge Tosti dans ses fonctions et traitement

La lutte des démocrates, des humanistes, des laïques, des rationalistes et des libres penseurs est la même sur tous les continents : pour la liberté absolue de conscience garantie par la séparation des religions et des Etats !

Les associations à l'origine de cette déclaration demandent à l'ensemble des associations locales, nationales, internationales, qui, à travers le monde, se réclament de la laïcité de les rejoindre en signant avec elles cette déclaration, de soutenir et faire signer la pétition internationale qui a déjà recueilli plus de 2500 signatures et de s'adresser chacune, au nom de leur association propre, au chef du gouvernement italien : : Dott. Silvio Berlusconi Presidenza del Consiglio dei ministri Palazzo Chigi Piazza Colonna 370 00186 Roma - Italia tel. +39 0667791 BERLUSCONI_S@camera.it : pour exiger la fin de cette atteinte à la liberté de conscience en Italie. : Laïques de tous les pays, unissez-vous ! : Liste des organisations signataires

· Fédération Nationale de la Libre Pensée (France) · Union des Athées (France) · Union Rationaliste de Nantes (France) : Nous demandons à toutes les associations qui entendent s'associer à cette déclaration de le signaler par un message à l'attention de l'Union Rationaliste de Nantes qui centralisera les informations relatives à cette initiative et qui assurera la coordination avec la pétition internationale dite « appel des 555 » et avec le juge Luigi Tosti. : par courriel : naud_michel@yahoo.fr (Michel Naud) par courrier postal : Union Rationaliste de Nantes13, place du Petit BoisF- 44100 Nantes (France) : site internet de la campagne internationale: http://brightsfrance.free.fr/tosti.htm collecte des signatures individuelles de la pétition internationale: brightsfrance@free.fr liste des signataires individuels de la pétition internationale: http://brightsfrance.free.fr/tostiliste.htm dernières nouvelles (en français et italien): http://brightsfrance.free.fr/tosticassation.htm

Atto di appello pubblicato integralmente su: http://nochiesa.blogspot.com Atto di appello proposto dal giudice Luigi Tosti

Alla Corte di Appello penale dell'Aquila Atto di appello proposto da: : Tosti Luigi, nato a Cingoli il 3.8.1948, res. a Rimini, Via Bastioni Orientali n. 38, ivi elettivamente domiciliato, difeso dagli Avv.ti Pierdominici Fabio del foro di Camerino e Visconti Dario del foro dell'Aquila IMPUTATO : avverso : la sentenza del Tribunale penale dell'Aquila n. 622/2005 del 18.11.2005, dep. il 15.12.2005 (procedimenti riuniti nn. 637 e 638/2005 R.G. Trib.), nonché contro tutte le ordinanze collegiali dibattimentali di rigetto delle questioni preliminari e delle istanze istruttorie. :
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FA T T O : Per l'esposizione analitica dei fatti mi riporto alla memoria che ho depositato dinanzi al Tribunale penale dell'Aquila. In ogni caso i fatti, ridotti alla loro sintesi più essenziale, sono questi. Nell'ottobre del 2003 un paio di avvocati si lamentano con me dell'improvvisa comparsa, nell'aula dove stavo tenendo le udienze civili, di un vistoso crocifisso che, a loro giudizio, è stato apposto per reazione contro il provvedimento col quale il giudice dell'Aquila dott. Mario Montanaro, alcuni giorni prima, aveva ordinato la rimozione dei crocifissi dalle scuole di Ofena. Tenuto conto delle deliranti reazioni che l'ordinanza del dott. Montanaro aveva effettivamente innescato, anche ad alti livelli istituzionali, condivido appieno queste lamentele e, pertanto, stacco dalla parete il crocifisso e lo adagio sul carrello dei fascicoli. Apriti cielo: il Ministro di Giustizia, appresa la notizia, dispone un'ispezione per valutare se sussistono gli estremi per trasferirmi d'ufficio da Camerino e per promuovere un'azione disciplinare. Sono costretto a recarmi a Roma, dove vengo messo sotto torchio da un ispettore ministeriale che mi inquisisce per conoscere i minimi particolari relativi al distacco "sacrilego" del crocifisso dalla parete. Mi si chiede persino di dichiarare quale sia il mio credo religioso. A questa ispezione intimidatoria rispondo con una lettera con la quale chiedo al Ministro di rimuovere tutti i crocifissi dai tribunali, perché la circolare fascista che li contempla è incompatibile con la Costituzione repubblicana e lede miei diritti soggettivi di rango costituzionale (in particolare: diritto alla non discriminazione religiosa e diritto alla libertà religiosa) come sancito esplicitamente dalla Cassazione penale nella sentenza 1.3.2000 n. 4273, Montagnana). Questo documento è integralmente pubblicato sul sito: http://nochiesa.blogspot.com

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