Hier, questionné par le sénateur Richard Durbin (D-IL), Samuel Alito, juge de la Cour suprême, n'a pas seulement refusé de dire s'il considérait que la Constitution protégeait le droit des femmes à l'avortement, mais il a également refusé de se prononcer sur « l'établissement Â» de la loi Roe. D'après M. Alito : « Si le terme établi veut dire qu'elle ne peut pas être réexaminée, alors c'est une chose. Si le terme établi veut dire que c'est un précédant qui donne droit au respect ... alors c'est un précédant protégé, qui doit être respecté dans ce sens sous la doctrine de stare decisis. Â»

D'après le Washington Post, le sénateur Durbin, lors d'un entretien avec des journalistes durant une pause de l'audience, à fait part de ses peurs face au point de vue de M. Alito sur les droits reproducteurs des femmes et a annoncé : « cela va vraiment, j'en ai peur, donner la possibilité d'envisager la nomination d'un juge qui modifiera 30 ans de lois de ce pays, changement dramatique pour la société américaine Â».

M. Alito a annoncé qu'il aborderait les cas en rapport avec la loi Roe avec « ouverture d'esprit Â» -- des mots qui rappellent les audiences de confirmation du juge Clarence Thomas. Seulement un mois après la confirmation de ce dernier à la haute Cour, il a communiqué une opinion dissidente sur le cas Planned Parenthood c/ Casey qui a appuyé sa position : « Nous pensons que Roe a été mal conclue, et qu'elle doit être systématiquement annulée de par notre approche traditionnelle de stare decisis dans des affaires constitutionnelles.

Source : Feminist majority foundation, http://www.feminist.org