On apprend dans Le Monde (ce qui est déjà en soi un scoop) l'existence d'une enquête menée conjointement par deux chercheurs du cevipof (Sylvain Brouard et Vincent Tiberj) et la Sofres sur le « rapport au politique des citoyens issus de l'immigration » (essentielement turque et africaine (Magreb et Afrique noire). 76% se déclarent proches d'un parti de gauche contre 54% dans le reste de la population. Le PS reste largement majoritaire dans les intentions de vote, il est « probable » pour 51% contre 34% dans le reste de la population. Comme tous les autres francais les Français issus de l'immigration placent le chomage au premier rang de leurs préoccupations. Les problèmes d'intégration n'arrivent qu'en cinquième position ce qui fait dire aux auteurs de l ‘étude ; " Cette indication tend à contredire un éventuel caractère communautaire des priorités". : 20 % des populations issues de l'immigration se déclarent sans religion (28 % dans le reste de population française). On apprend aussi que 81% considèrent positivement la laicité et que 65% ne s'opposeraient pas à ce que leur fille épouse un non-musulman Mais le plus interessant deumeure la réaction par rapport aux coups de pieds lourds qui tendent à prendre les Français issus de l'immigration comme une communauté plutot que comme des individus.Nicolas Sarkozy par exemple n'a pas bonne presse. Le Monde omis de signaler son indicateur de sympathie mais est bien o bligé de constater que « malgré les signaux envoyés par N. Sarkozy comme la nomination d'un préfet d'origine algérienne, ou ses déclarations en faveur de la discrimination positive, son appréciation par les Français issus de l'immigration, contrairement au reste de la population est négative ». Fiammetta Venner

L'équipe était composée de : Martine BARTHÉLEMY, Madani CHEURFA, Jean CHICHE, Guénaëlle GAULT, Camille HAMIDI, Hanane HARRATH, Carine MARCE, Nonna MAYER, Guy MICHELAT, Henri REY et Cécile RIOU-BATISTA