Les Suisses ont dit oui à 58% lors du référendum... sur le "partenariat enregistré" pour couples homosexuels, un "pacs" approuvé il y a un an par le parlement helvétique.

Une décision du parlement contestée par une coalition de groupes de droite et religieux, qui avaient recueilli les 50.000 signatures nécessaires pour exiger que le projet soit soumis à votation (référendum) populaire. Le peuple a tranché. "J'accueille avec grande satisfaction, voire enthousiasme, ce résultat clair et net", s'est réjouie Nicole Béguin, co-présidente de l'Organisation suisse des lesbiennes LOS. "C'est une votation symbolique, qui n'aurait pas été possible il y a une dizaine d'années".

A l'exception de l'Union démocratique du centre (UDC, droite populiste), tous les grands partis politiques en Suisse, de droite comme de gauche, soutenu le oui à cet équivalent du pacs, en plus communautariste.

Le partenariat Suisse est plus restrictif que le pacte de solidarité civil français et moins universalistes puisque il s'applique seulement aux homosexuels et non aux couples quel que soit leur sexe comme le Pacs.

Il donne à chacun des partenaires certains droits civils et administratifs (succession, assurances sociales, taxation commune) et la possibilité d'être considéré comme un membre de la famille lors de visites à l'hôpital. Mais il exclut explicitement l'adoption et toute forme d'insémination artificielle ou de procréation médicalement assistée.