Le 13 mai 2005, Olivier Roy chercheur au CNRS, interviendra à l'Institut international de la pensée islamique pour son dernier livre : "la laicité face à l'islam" dans lequel il fait un plaidoyer en faveur de Tariq Ramadan et une grande leçon de morale, sur le mode professorale, aux journalistes engagés (entendez critiques envers les islamistes).

Lui même a une notion toute relative de la neutralité scientifique puisqu'il cautionne de sa présence un Institut intégriste destiné à fournir des cautions scientifiques à l'islam politique et radical issu des Frères musulmans.

L'Institut international de la pensée islamique cherche depuis quelques mois établir des sphères de collaborations avec des institutions non islamistes. Pourtant, lorsque l'on regarde les productions de l'Institut on ne peut qu'être attéré par le radicalisme de l'organisation. Parmi leurs publications et traductions, on peut trouver "La Sounna du Prophète" de Youssef al-Qaradhawi, l'homme qui approuve l'excision, le fait de battre sa femme et pour qui les attentats kamikazes sont justifiés contre les "fils de sion".

Après que certains de ces cadres aient été mis sur la touche pour avoir aidé au financement d'organisations terroristes, sa maison-mère américaine, International Institute of Islamic Thought (IIIT) bénéficie désormais de la clémence de l'administration américaine qui pense sérieusement que les Frères musulmans peuvent être une alternative dans les pays musulmans. Une opération de communication destiné à rendre ce mouvement présentable est d'ailleurs en cours.

Le rayonnement de l'Institut international de la pensée islamique en fait partie. A l'invitation de sa branche française, plusieurs personnalités ont même été invités à visiter l'IIIT-USA en avril 2005. Il s'agissait de Bariza Khiari, sénatrice de Paris, Nadia Bourdi, maire- adjointe de Saint Etienne et Franck Fregosi, chercheur à Strasbourg.