L'Union des Familles Laïques, par ce communiqué, souhaite réagir à l'élection de Josef Ratzinger qui succède à Karol Wojtyla.

Ce résultat n'est malheureusement pas une surprise pour nous. Si pour la forme, le suspense a été maintenu, avec notamment des regards vers l'Amérique Latine et l'Afrique, ce conclave est l'aboutissement d'une longue stratégie. Il convient de rappeler que 113 des 115 cardinaux participant au conclave ont été nommés par Jean-Paul II, qui avait soigneusement préparé sa succession en favorisant les franges les plus réactionnaires de l'Eglise catholique.

C'est donc tout naturellement que le cardinal Ratzinger, proche de Jean-Paul II, soutenu par l'opus dei et les légionnaires du Christ, se retrouve aujourd'hui à la tête du Vatican. Cet intellectuel est décrit par la plupart des catholiques comme un brillant théologien : il est en fait le principal représentant des idées les plus obscurantistes et les plus archaïques du catholicisme. A travers ses prises de position sur la contraception, l'avortement, l'homosexualité, les femmes ou le divorce, Josef Ratzinger a maintes fois manifesté qu'il mène un combat d'arrière-garde contre les droits les plus fondamentaux de la personne humaine.

Cette nomination, qui s'est faite avec une étonnante rapidité, atteste qu'il existe, au sein du Vatican, un dangereux consensus : résister aux forces progressistes, qui, partout en Europe, défendent les valeurs humanistes.

En cette année du centenaire de la loi de 1905, l'UFAL qui a toujours milité en faveur du principe de laïcité, c'est-à-dire de la stricte séparation de la sphère publique et de la sphère privée, appelle à la plus extrême vigilance : une telle unité autour de Josef Ratzinger laisse craindre en effet une nouvelle offensive du Vatican sur des questions qui relèvent de la seule volonté des citoyens.