C'est confirmé. Le successeur de Jean-Paul II sera le cardinal Allemand Joseph Ratzinger (77 ans), qui devient Benoît XVI.

La rapidité extrême avec laquel le conclave s'est déterminé vient consacrer le travail mené en coulisse depuis des années, tout spécialement sur la fin du pontificat de Jean-Paul II, alors que sa santé déclinait, par les réseaux les plus extrêmes et les plus réactionnaires du Vatican dont le cardinal Ratzinger était le candidat favori. Il dispose d'un fan club http://ratzingerfanclub.com/ très actif, notamment parmi les réseaux de l'extrême droite américaine.

Après avoir fait ses classes dans les jeunesses hitlériennes à l'âge de 14 ans (il dit avoir été enrolé de force), après avoir connu une période plutôt libérale durant le concile Vatican II, le vent de liberté porté par 1968 l'a convaincu que l'Eglise devait partir en guerre contre la décadence. Depuis 37 ans, il compte parmi les plus réactionnaires de l'Eglise. Il a écrit les pages les plus sombres du pontificat de Jean-Paul II, dont il avait soufflé le nom lors du dernier conclave. On le considère même comme l'artisan de sa doctrine provie.

Gardien de la doctrine de la foi depuis 1981, opposant fervent à la Théologie de la libération et aux théologiens progressistes, il défend un dogme intolérant et moralisateur et voue à l'excommunication les partisans de l'avortement, mais aussi ceux défendant l'ouverture du sacerdoce aux femmes. Ratzinger a notamment proposé aux évêques américains que les hommes politiques favorables au droit à l'avortement soient excommuniés. Une mesure visant clairement John Kerry que les évêques ont refusé.

Ses propres partisans l'appelaient le "grand inquisiteur" !

Le choix de son nom de pape, Benoit XVI, n'est absolument pas du au hasard : tout en défendant la neutralité pendant la première guerre mondiale, Benoît XV avait fait de la mission une priorité. Le nouveau pape sera donc un pape offensif et tourné vers le prosélytisme.