Autant la polémique autour des drapeaux en berne pouvait paraître dérisoire, autant une vraie vigilance devrait être nécessaire dans les mois qui viennent pour que la France ne se couvre pas de rues ou de place au nom de Jean-Paul II, ce qui serait une provocation caractérisée au regard des valeurs non seulement laïques mais une forme d'approbation des combats anti-femmes et anti-prévention du Sida mené par le pape défunt (non pas seulement par ses discours mais aussi de façon concrète et politique en faisant pression contre toute campagne de prévention de plannification familiale lors des Conférences internationales des Nations-Unies).

En effet, contre toute attente, et alors que le débat sur les drapeaux en berne battait son plein, Claude Goasguen, élu UMP célèbre pour ses positions peu avant-guardistes (il a notamment activement combattu le PACS), annonce que l'UMP proposera qu'un site prestigieux soit baptisé au nom de Jean-Paul II au prochain conseil de Paris. Le député du XVIe arrondissement pense à «une partie du Champ-de-Mars», où Jean-Paul II avait tenu une messe lors des Journées mondiales de la jeunesse en 1997.

Plus étonnant, selon le Figaro du 6 avril, cette proposition serait favorablement envisagée par le maire de Paris. Extrait : " «Très favorable» à ce qu'un site de Paris porte le nom de Jean-Paul II, Bertrand Delanoë «suggère de le choisir dans le consensus le plus large possible». Le parvis de Notre-Dame ? «Une piste intéressante», dit le maire, qui cependant précise qu'il entend «consulter d'abord les autorités catholiques et tous les élus de Paris. Pas de précipitation, pas de recherche d'un positionnement tactique»."

A suivre...