Réactions du 4 avril 2005

Pour Michel Charasse, sénateur PS de Puy-de-Dôme, l'idée de mettre les drapeaux en berne, le "rend mal à l'aise" rappelant que les drapeaux avaient été mis en berne pour Pie XII, "un pape assez contesté", pas Jean XXIII. Le sénateur se demande s'il ne serait pas possible de clarifier et d'uniformiser ce type de pratiques.

Arnaud Montebourg (député de Saône-et-Loire, PS) : "J'invite les maires, les responsables publics, à ne pas se soumettre à une instruction à l'évidence mal inspirée et en tout état de cause sans rapport avec le respect dû aux exigences de notre Constitution (...) Le télégramme du ministre (de l'Intérieur Dominique) de Villepin (demandant la mise en berne des drapeaux) m'a profondément choqué en ce qu'il porte atteinte aux règles fondamentales et profondes de la séparation des intérêts de l'Eglise et ceux de la République".

Manuel Diaz, maire d'Aniane (Hérault) refuse de mettre les drapeaux en berne après la mort du Pape : "Notre République est laïque et elle doit le rester. L'Eglise, c'est l'Eglise et l'Etat, c'est l'Etat", a déclaré à l'AFP Manuel Diaz, premier magistrat de la commune, en soulignant qu'"il n'y a pas que des chrétiens en France". (Source AFP)

Claudy Lebreton président de la fédération des élus socialistes, a demandé au élus "de veiller au respect de la laïcité républicaine et à la stricte neutralité de la puissance publique". "La FNESR s'étonne de cette intrusion du fait religieux dans la sphère publique"